Pour la quatrième année consécutive, Nespresso, partenaire officiel du festival de Cannes et de la Semaine de la critique, a investi la plage de la croisette pour y installer son restaurant éphémère. Pour ceux qui suivent mes petites aventures sur Instagram, vous avez pu voir que j’avais, cette année encore, eu la chance de m’envoler vers Cannes pour participer à cet évènement culinaire unique ! Si l’année dernière j’ai pu participer au dîner mené par Jean-François Piège, cette année j’ai eu le privilège d’être conviée à celui du grand Pierre Gagnaire.

Vous n’imaginez même pas l’état d’hystérie totale dans lequel j’étais lorsque j’ai appris que j’allais pouvoir goûter à la cuisine de ce grand chef que j’admire depuis des années et que j’allais (attention roulement de tambours…) pouvoir le rencontrer et même avoir une petite entrevue avec lui. Moment de stress intense et surtout d’humilité lorsqu’on sait ce que représente Pierre Gagnaire pour le monde de la cuisine.

Bref, c’est donc avec des étoiles pleins les yeux et des papillons dans le ventre que je me suis envolée pour Cannes vendredi dernier. A peine atterri, direction l’Okko Hôtel pour déposer ma valise avant de partir en direction de la Plage Nespresso. Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas encore les hôtels Okko, je vous conseille de vite aller jeter un oeil sur leur site internet. Décoration léchée, minimaliste, design et colorée, tout en se sentant comme à la maison, bref un hôtel comme je les aime. Après avoir fait le tour du propriétaire, j’enfile mes lunettes de soleil, accessoire indispensable à Cannes et je me dirige vers la Plage Nespresso.

Je vous parlais de décoration design et léchée à l’Hôtel Okko mais on peut dire que c’est le mot d’ordre aussi sur la plage Nespresso. Sûrement l’espace le plus design et travaillé de la croisette ! C’est dans ce cadre idéal, juste au bord de l’eau que je profite d’un bon déjeuner avant de me rendre à l’Espace Miramar pour assister à la projection du film Sicilian Ghost Story de Fabio Grassadonia & Antonio Piazza sélectionné pour la Semaine de la critique. Pour la petite histoire, il s’agissait du deuxième film de ces réalisateurs, qui ont gagné le Grand Prix Nespresso et le Prix Révélation France 4 à la Semaine de la Critique en 2013. Ces prix leur ont permis de projeter leur film à travers leur pays d’origine l’Italie alors même qu’il n’avait pas réussi à trouver de distributeur avant cela. Comme quoi Nespresso, ce n’est pas que du café ! L’entreprise participe aussi a de nombreux projets comme la semaine de la Critique, qui permettent d’encourager, de faire connaître et de mettre en lumière des talents à travers le monde.

Une fois la projection terminée, retour à la plage Nespresso pour vivre l’un des moments les plus fous de ma vie : ma rencontre avec Pierre Gagnaire. Si je trouve déjà assez dingue qu’un chef d’une telle renommée prenne le temps de rencontrer une passionnée de cuisine comme moi, la gentillesse du personnage et sa simplicité m’ont tout simplement désarmé. Après quelques balbutiement et une forte intimidation, je me lance et ose lui poser la première question qui me brulait les lèvres : « Pourquoi avoir accepté ce partenariat avec Nespresso ? » Car oui dans beaucoup d’esprit encore, Nespresso ne représente qu’une grande entreprise internationale qui a décidé de gagner de l’argent en faisant du café. Sauf que derrière la multinationale, il y a aussi de grands engagements et un travail qui a plu au chef. Non seulement Pierre Gagnaire à l’habitude de travailler le café, mais il trouve également que les produits Nespresso sont d’une grande qualité. Il a également un lien très fort avec Cannes puisque le chef collabore avec le Fouquet’s pour qui il a élaboré une nouvelle carte, plus moderne et inventive. Et bien sur il ne faut pas oublier que Pierre Gagnaire, aime beaucoup le cinéma, donc pourquoi ne pas tenter cette belle aventure avec Nespresso au festival me direz vous ?

Ma deuxième question concernait son choix quant au menu qu’il allait nous présenter le soir même. Le principe de l’évènement « Les chefs font leur cinéma » est que chaque chef crée un menu complet autour d’un film qu’il aime. Cette année, pour renouveler un peu l’opération, les chefs devaient, non pas choisir un film, mais un réalisateur et imaginer un menu autour de leur univers. Pierre Gagnaire a choisi de s’inspirer du réalisateur Claude Sautet. Pourquoi ce choix ? Sans doute parce qu’il a revu les films de Sautet cet été et qu’il a instinctivement eu envie de lui rendre hommage. Les films de Sautet sont représentatifs d’un monde disparu qui est celui de la jeunesse de Pierre Gagnaire. Ils sont aussi tellement justes qu’il franchissent les époques. Pierre Gagnaire a réalisé que la cuisine et le cinéma  ne sont pas si éloignés. Comme lui, la cuisine permet de raconter des histoires, d’aimer, d’être aimé et respecté. J’étais déjà fan de Pierre Gagnaire mais autant vous dire qu’après cet échange je suis tout simplement tombée amoureuse de la simplicité de ce chef au grand coeur. Une fois notre discussion terminée, je laisse le chef retourner en cuisine pour terminer ses préparations pour le dîner qui allait suivre.

© Emmanuel Nguyen Ngoc

De mon coté, je profite de mes quelques heures avant le dîner pour retrouver la pétillante Cécile du blog Royal Chill qui m’emmène découvrir la nouvelle Pâtisserie Intuitions du chef Jérôme de Oliveira. Et ça tombait plutôt bien puisque j’allais retrouver le chef le lendemain matin pour un délicieux petit déjeuner dont je vous reparlerai plus tard 😉 Après quelques petites pâtisseries et un bon thé, je quitte Cécile et retour à l’hôtel pour prendre une petite douche et me prépare avant le dîner.

21h30 pétante, je quitte ma chambre avec ma jolie tenue Wear Lemonade (mille mercis Lisa pour tes conseils) pour retrouver de nouveau la Plage Nespresso et le dîner tant attendu ! Accueilli par un groupe de musique Jazz et un bon petit cocktail au café, je prends place à table pour ce qui allait être l’un des dîners les plus surprenants de ma vie.

© Emmanuel Nguyen Ngoc

Au menu :

  • Melon, tomate, pastèque, fraises au Campari, burrata rose et amandes fraiches. Comme la sensation de déguster un cocktail. Un amuse-bouche étonnant et détonnant !
  • le fameux bouillon Zezette accompagné de gnocchi verts, strozzapreti et dim-sum de tourteau. Tout simplement mon plat préféré de la soirée. D’une justesse inouïe et surtout délicieusement bon. Je pense que je pourrai en manger tous les jours sans jamais m’en lasser.
  • Pâté chaud de veau Pitchi. Ultra traditionnel et hyper réconfortant. Tout ce qu’on attend d’un plat inspiré du l’univers de Claude Sautet.
  • Croquant glacé à la vanille, Tahaa, asperge verte, morilles au caramel ou comment Pierre Gagnaire réécrit totalement tout ce que tu pensais savoir sur  la cuisine. Si ce plat n’a pas été mon coup de coeur de la soirée, il aura été une véritable découverte. Cette association chocolat/glace – asperge/morille était complètement déstabilisante et fascinante.

 

Tout le menu était accordé de vins sélectionnés par Fabrice Sommier, Meilleur ouvrier de France 2007 et sommelier de Georges Blanc.

Le dîner terminé, le chef félicité et embrassé (et ouais les gars, j’ai claqué la bise à Pierre Gagnaire) il était temps de se diriger doucement vers l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil avant de retrouver un autre chef pour le petit déjeuner.

Grande nouveauté pour cette 4ème session de la Plage Nespresso : le petit déjeuner avec vu sur mer. Cette année, Nespresso a vu les choses encore plus grand en proposant à ses invités de prendre part à un délicieux petit déjeuner concocté par le champion du monde de pâtisserie 2009, j’ai nommé Jérôme de Oliveira. Si la gentillesse de Pierre Gagnaire avait fait son effet la veille, celle de Jérôme de Oliveira fonctionne tout autant. C’est avec une gentillesse et un charme désarmant que le chef nous reçoit à l’étage de la Plage Nespresso pour un réveil tout en douceur. Le pâtissier nous a préparé un florilège de ce qu’il fait de mieux : brioche aux pralines (les origines lyonnaises du chef oblige), les fameux bubble cake, une délicieuse mousse de fromage blanc, aloevera et fraise, des viennoiseries et sa sublime tarte confidence au café. Le tout accompagné d’un délicieux café Vertuo of course ! C’est donc entourée de toutes ces patisseries, de la mer et du soleil que j’ai profité de mes dernières heures sur la croisette avant de rentrer à Paris.

Je remercie une nouvelle fois Nespresso et surtout l’Agence 14 Septembre (Joy, Tiff, Thomas, Julien et Alexandre) de m’avoir cette année encore offert la chance de participer à ce merveilleux évènement. Bravo aussi à toute l’équipe de l’agence Ebullition qui s’occupe d’une main de maître de l’organisation et la mise en place de cette Plage Nespresso ! Et bien sur un grand merci aux chefs qui ont pris le temps de prendre part à cette opération et d’échanger avec nous.

Bisous Cannes à l’année prochaine !

5 comments on “Les chefs font leur cinéma – Acte 2”

  1. Bonjour Emilie, ouah quelle chance tu as d’avoir vécu cette expérience fabuleuse ! Merci de la partager. Ce repas avait l’air fameux. Et j’aurais sûrement comme toi, été fascinée par les accores gustatifs du dernier plat.
    Belle journée. Valérie

  2. Vraiment très chouette cet article Emilie ! Tout avait l’air parfait et le récit de ta rencontre m’a vendu du rêve 😉 Un grand merci pour le clin d’oeil, ça a été un plaisir de te voir et j’espère qu’on remettra ça très vite à Paris ! Bises !

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