Catégorie : Plus une miette en balade

Vous retrouverez ici ma sélection de restaurants, cafés, pâtisseries, boulangeries…

Master Class et diner à L’atelier Nespresso

À l’occasion du Sirha 2019, Nespresso, partenaire officiel du salon, a une nouvelle fois investit la jolie ville de Lyon, afin de convier les fins gourmets à une expérience culinaire d’exception à l’Atelier Nespresso. Présenté avec succès lors des trois dernières éditions du Sirha, ce concept original célèbre l’excellence gastronomique au travers de dîners et de workshops en compagnie de chefs de talent. Un joli moment d’échange et de partage avec comme pièce centrale la création culinaire autour du café.

Pour celles et ceux qui me suivent ici depuis un petit moment, vous vous souvenez surement que j’avais déjà eu la chance de participer à cet évènement par le passé, en prenant part au dîner mené par Emmanuel Renaut et David Toutain il y a 4 ans et à celui du chef Edwin Vinke il y a 2 ans. Cette année, j’ai de nouveau eu le privilège d’être conviée à l’Atelier Nespresso et de vivre une nouvelle fois, non pas un mais deux grands moments de cuisine. En effet, j’ai eu la chance d’être conviée à une master class en compagnie du grand chef pâtissier Philippe Conticini, ainsi qu’un diner mené par le chef étoilé Frédéric Anton ! Les chefs Jean Sulpice, Philippe Mille et Emmanuel Renaut étaient également au rendez-vous pour orchestrer chacun leur tour un diner sur les autres dates de l’atelier Nespresso. Chaque chef a eu pour objectif d’imaginer une ou plusieurs recettes subtilement caféinées avec Exclusive Selection Kenya Milima, un café réservé aux tables étoilées.

Pour cette quatrième édition Lyonnaise, nous avions rendez-vous au coeur de la magnifique Chapelle de la Trinité. Je dois avouer que chaque année la marque me surprend un peu plus dans sa mise en scène car elle trouve toujours des lieux sublimes pour organiser ses évènements. Mais avant de rejoindre la chapelle, direction le Sirha pour encourager les participants au du Championnat du Monde de Pâtisserie, qui avait lieu le jour de notre venue. C’est aussi lors du Sirha, qu’a lieu le Bocuse d’Or, mais cette année, je n’aurais pas eu le chance d’y apercevoir le candidat français. Après un déjeuner un déjeuner express avec vue, direction La Chapelle de la Trinité pour une Master Class très gourmande en compagnie de Philippe Conticini. Et autant vous dire que j’étais plutôt contente de ne pas avoir pris de dessert au déjeuner car le chef nous avait réservé beaucoup de surprises. Au menu : financiers, tartelettes et choux, le tout bien sûr à base de café ! Et que vous dire à part que c’était vraiment très bon… je pense que les photos parlent d’elles-mêmes.

Après cette délicieuse pause goûter, petit passage par l’hôtel pour faire une micro sieste (bah oui je m’étais quand même levé à 5h30 le matin pour attraper le premier train pour Lyon) avant de retourner au coeur de la chapelle pour un dîner étoilé avec le chef Anton. Et cette fois-ci encore le menu était plus qu’alléchant. Le diner a débuté avec le homard, gelée de caviar et homardine, suivit par un saumon fumé au bois de cerisier et confit accompagné d’une hollandaise au café Exclusive Selection Kenya Milima. Petite sélection de fromages affinés de la Maison Janier puis on termine le repas sur un citron comme tarte, meringue croustillante et sorbet basilic. Vous l’aurez surement deviné, je n’en ai pas laissé une miette (il faut parfois se sacrifier et savoir faire honneur au nom de ce blog haha). Après un dernier petit café pour la route, je retrouve ma chambre d’hôtel pour une bonne nuit de sommeil avant de rentrer à Paris.

Merci encore aux chefs et à toute l’équipe Nespresso pour cette belle journée placée sous le signe de la gourmandise !

Suède, le pays à croquer !

Pour celles et ceux qui me suivent assidûment sur Instagram, vous avez pu voir qu’en fin d’année dernière j’avais eu la chance de partir quelques jours en Suède avec VisitSweden pour découvrir la région de Småland, mais aussi pour participer à une expérience des plus incroyables : « Le pays à croquer« . Au moment du séjour je n’avais pas pu vous partager cette merveilleuse aventure car tout devait encore rester secret mais aujourd’hui je peux enfin partager avec vous cette folle journée.

©Thomas Lotter

« Le pays à croquer » ou « The edible country » est une initiative lancée par la Suède et dont le but est de valoriser les produits que nous offre la nature en réalisant un menu gastronomique en plein coeur de celle-ci. La Suède a donc littéralement décidé de transformer son territoire en restaurant gastronomique à ciel ouvert, où chacun peut cuisiner en toute liberté un menu imaginé par des chefs étoilés et créé à partir d’ingrédients que l’on peut trouver dans la nature suédoise.

Pour faciliter cette expérience, et la rendre accessible à chacun, des tables et des kits de cuisine ont été placés dans quelques uns des plus jolis coins du pays. L’objectif ? Montrer que contrairement aux idées reçues, adopter une alimentation saine et réduire sa consommation de produits transformés, est vraiment à portée de mains et accessible à tous. En tout, ce sont sept tables en bois qui ont été placées à travers le pays : en Scanie et dans le Småland (sud de la Suède), dans l’Ouest du pays, dans l’archipel de Stockholm et le Värmland (centre), en Laponie et dans le Jämtland (nord).

Pour cette expérience des plus uniques, les Chefs Suédois étoilés Titti Qvarnström, Niklas Ekstedt, Jacob Holmström et Anton Bjuhr ont été missionnés pour composer un menu à partir de produits exclusivement récoltés aux alentours de ces fameuses tables. Ils ont ainsi imaginé un menu gastronomique à neuf plats, à base de produits frais trouvés dans la forêt, les champs et les eaux suédoises. Les visiteurs n’ont donc plus qu’à suivre le menu, partir en cueillette, à la pêche, préparer et cuisiner eux-mêmes ces plats en pleine nature. Le menu est également accompagné d’instructions pour nous permettre de savoir où trouver les ingrédients et comment les cuisiner. Un vrai dîner gastronomique en mode DIY !

Et c’est exactement ce que j’ai pu vivre au cours de cette belle journée au milieu de cette immense forêt de conifères d’Asa Herrgård dans la région du Småland. Nous avons profité du trajet jusqu’à notre table pour partir à la cueillette. Nous avions la chance ce jour là d’être accompagnés d’un guide forestier qui a pu nous expliquer les champignons, herbes et autres baies que nous pouvions ramasser. Car oui, en Suède, l’allemansrätt ou droit d’accès à la nature,  est un « droit de tout un chacun » de jouir (sous certaines conditions) de la nature et de ses fruits, indépendamment des droits de propriété qui peuvent y être attachés, et sans le consentement préalable du propriétaire. Ce qui permet à chacun de profiter de la nature et des paysages. La seule règle d’or étant de ne pas saccager la nature ou importuner les propriétaires des lieux. Nous avons donc passé une bonne heure à rechercher, cueillir, flâner, et prendre quelques photos bien sûr, de cette nature luxuriante avant de rejoindre notre table.

Je ne saurais vous décrire ce mélange de surprise, de joie et d’émotion que nous avons tous ressenti lorsque nous avons aperçu la table qui nous attendait au milieu de ces grands arbres. C’était presque irréel, un décor féérique qu’on ne voit que dans les films ou en photo sur Pinterest. Mais tout était bien réel ! Je n’avais encore jamais vu de paysage comme celui-ci auparavant et j’ai été complètement soufflée par sa beauté. C’est donc d’un pas un peu timide que nous nous sommes tous rapprochés de notre table et que nous avons pu faire la connaissance des chefs Titti Qvarnström et Jacob Holmström. Les deux chefs étoilés attendaient notre arrivée pour nous présenter plus en détail le concept de cette expérience, pourquoi c’était important pour eux d’en faire partie et de la promouvoir, mais surtout pour passer en « cuisine » avec nous et préparer le fruit de notre récolte dans la forêt. Nous nous sommes donc tous mis autour des 2 postes de travail installés à quelques mètres de la table pour préparer les magnifiques chanterelles que nous avions ramassé, ainsi que les autres ingrédients récoltés par les chefs avant notre arrivée : des baies, des herbes, du poissons,… et nous avons tous ensemble participé à la préparation du menu gastronomique imaginé par les chefs. Parmi les plats : un sublime bouillon de la forêt avec sa perche pochée et son beurre aux herbes grillées; l’omble chevalier aux chanterelles, baies de genièvre et oseille, puis en dessert des glands et noisettes accompagnés d’une compotée de baies et fruits rouges. Les plats au menu varient bien entendu en fonction de la saison, ce qui permet de trouver les ingrédients dans la nature presque toute l’année. Je pense que les photos vous laissent un peu imaginer à quel point ces plats étaient délicieux. Le poisson était tellement frais, la cuisson au feu de bois apportaient une saveur si particulière… bref c’était un vrai régal.

Le temps de faire quelques dernières photos, de remercier les chefs pour leur temps et ce délicieux repas qu’il fallait déjà quitter cet endroit merveilleux pour poursuivre le reste de notre séjour. La seule chose que je pourrais vous dire pour résumer un peu toute cette expérience ce serait : allez-y !! Bookez vos billets pour la Suède, choisissez la région que vous voulez explorer et réservez l’une des 7 tables disponibles à travers le pays. Elles sont réservables de mai à septembre sur Bookatable.com. Si c’est complet, vous pouvez toujours cuisiner vos plats dans tout autre lieu magique qu’offre la nature suédoise, véritable garde-manger naturel. Rien ne vous empêche de venir déposer votre petite nappe ou couverture dans un coin de verdure et de profiter des éléments de cuisson pour vivre votre expérience à votre façon. C’est là le propre du Pays à Croquer !

©Thomas Lotter

Un weekend en Bretagne à l’hotel de La Butte

Pour celles et ceux qui me suivent sur Instagram, vous avez surement dû voir qu’il y a quelques semaines maintenant, j’avais passé un petit weekend en Bretagne avec ma super copine Emilie, alias Griottes. Ce weekend au grand air était l’occasion de faire un bon break avant une fin d’année qui s’annonçait bien chargée (et je vous confirme que c’est bien le cas haha) et surtout c’était l’occasion d’aller découvrir un magnifique petit hôtel situé à la pointe de la Bretagne, j’ai nommé l’hôtel de La Butte à Plouider

C’est donc un samedi matin d’octobre, alors que le soleil n’était pas encore levé, qu’Emilie et moi nous sommes retrouvées à la gare Montparnasse pour partir en direction de Plouider. Après quelques heures de train, un taxi réservé par l’hôtel nous attendait à la gare de Morlaix pour une petite demi-heure de route avant de pouvoir enfin déposer nos valises. Et autant vous dire que dès notre arrivée, nous sommes tombées sous le charme du lieu. Un accueil aux petits soins, un lieu très cosy, une chambre spacieuse et surtout du calme ! Exactement tout ce dont nous rêvions en quittant Paris.

Nous faisons un aller-retour rapide dans notre chambre pour laisser nos quelques bagages, puis nous filons au Comptoir pour déjeuner. Le Comptoir de la Butte est un nouveau concept de restauration gastronomique qui propose une carte courte et de saison qui change régulièrement. Comme nous sommes en Bretagne, j’en ai profité pour manger du poisson ! J’ai donc opté pour la pêche du jour qui était un délicieux filet d’aiglefin accompagné d’une tombée d’épinards. Un plat à la fois simple et très fin, et surtout délicieux. Nous avions également pris quelques accompagnements en plus, et je pense que c’était la meilleure idée du jour. Le rizzo crémeux au Comté cuivré était complètement fou et les pommes de terres fondantes au beurre… j’en salive rien que de vous en reparler. Juste le temps de prendre un petit dessert et nous retournons vers notre chambre pour enfiler notre maillot et un petit peignoir avant de rejoindre le Spa de l’Hôtel pour une séance cocooning.

Avant de faire un plouf dans la jolie piscine avec vue sur la baie de Goulven et les champs de choux, direction l’espace de soin pour un modelage de 50 minutes. Si vous saviez à quel point je rêvais de ce moment… car être photographe c’est faire travailler ses yeux mais aussi beaucoup son dos. Et autant vous dire qu’après cette année intense, le pauvre souffrait un peu le martyre. Ce moment de détente était donc plus que bienvenu et j’en suis ressortie comme sur un nuage. Je pense d’ailleurs que c’était pareil pour ma petite Griottes, qui en avait autant besoin que moi. Les équipes du Spa sont adorables, bienveillantes et s’adaptent aux besoins de chacun de leurs clients. L’idéal pour refaire le plein d’énergie. Après ce doux moment, nous avons rejoint la piscine pour faire quelques longueurs avant de regagner nos chambres. L’espace Bien-Être de l’hôtel dispose aussi d’un hammam et d’un sauna pour celle et ceux qui souhaitent encore prolonger l’instant de détente. Après une bonne douche, nous sortons prendre l’air pour faire un petit tour dans les champs de choux et de maïs qui entourent l’hôtel. L’occasion de faire quelques photos mais aussi quelques rencontres… (arachnophobes s’abstenir de se promener dans les champs de maïs en plein automne, si vous voyez ce que je veux dire…). Après ces quelques surprises, il est temps de retourner à l’hôtel, le soleil se couche et notre cocktail nous attend au Comptoir. 

Nous dinons une nouvelle fois au Comptoir de l’hôtel car malheureusement le restaurant étoilé était déjà complet depuis un moment. Et oui, à l’hôtel de La Butte, en plus d’avoir un cadre magnifique, il y a aussi un chef super talentueux. En cuisine, c’est Nicolas Conraux qui office. Il propose une cuisine de tradition, prend à coeur de mettre en avant les produits frais et du terroir. Une cuisine de passion qui lui a permis d’être récompensé par une étoile au guide Michelin. Alors même si nous n’avons pas pu manger au restaurant étoilé ce soir là, nous nous sommes tout de même une fois de plus régalé au Comptoir. J’ai cette fois craqué pour les Saint-Jacques… un vrai petit délice. Une petite coupe de glace et au dodo. Cette première journée détente nous a vraiment permis de nous relaxer et de faire une vraie pause. Nous étions tellement détendu qu’on a vite retrouvé les bras de Morphée. 

Après une bonne nuit de sommeil, réveil tout en douceur et direction la salle de petit déjeuner. Je m’attendais un peu à ce que le petit déjeuner soit bon vu ce que nous avions pu manger jusque là mais la réalité était bien au delà de mes attentes. Ici tout est fait maison ! L’hôtel dispose de sa propre boulangerie où on prépare les différents pains pour les restaurants mais aussi les viennoiseries et gâteaux servis au petit-déjeuner. Mention ultra spéciale pour le croissant aux amandes qui était vraiment à tomber par terre !! Et ce n’est pas ma petite Griottes qui dira le contraire. Après s’être bien rempli le ventre, nous filons dehors pour une dernière petite balade à la fraîche. L’occasion de piquer l’un des vélos électriques que l’hôtel met à disposition des clients. Idéal pour faire de longues promenades sans avoir à sortir la voiture. Nous regagnons doucement l’hôtel pour rejoindre les cuisines où le chef Nicolas nous attendait pour nous présenter quelqu’uns de ses plats. Alors même que ses équipes et lui même étaient en plein feu pour le service, il a pris le temps de nous recevoir et de nous faire découvrir ses cuisines. L’occasion d’échanger un peu avec le chef sur ses valeurs et ses envies avant de déguster quelques uns de ses plats. Nous avons ainsi pu gouter le lieu de ligne noisette, poireaux de Bédiez et beurre fumés, quelques ormaux, et des huîtres. Un vrai bol de fraîcheur et de bonnes choses. Puis quelques desserts avant de déjà devoir dire au revoir à ce lieu merveilleux. C’est le ventre bien tendu, l’esprit tout léger et le corps dénoué que nous repartons vers Paris, avec une seule question en tête : qu’en est ce qu’on y retourne ? 

Je tenais a remercier chaleureusement toutes les équipes de l’hôtel de La Butte à Plouider ainsi que Solène et Nicolas Conraux-Bécam pour leur accueil chaleureux. Mais aussi surtout Cimer Albert, sans qui tout ce weekend n’aurait pas été aussi magique. Albert est le garant d’un séjour parfait, qui nous correspond. Toujours là pour nous, il ne nous décevra jamais grâce à ses équipes de choc et son professionnalisme à toute épreuve, un voyage « sur mesure » pour des vacances à l’hôtel comme à la maison. Et là vous, vous demandez surement, mais qui c’est ce fameux Albert qui rend ces séjours aussi magique ?!! Et bien ce sont toutes ces personnes qui contribuent à ce que votre séjour à l’hôtel se passe sous les meilleures conditions possibles. Toutes ces personnes qui sont à vos petits soins, répondent à vos attentes, vous conseillent, vous écoutent, vous font découvrir, et font de votre séjour une réussite. Alors un grand Cimer Albert ! 

Où partir en weekend cet été ?

Cela fait un petit moment que je ne vous ai pas fait un article bonnes adresses sur le blog et comme j’ai découvert pas mal d’endroits bien sympas depuis le début de cette année, je me suis dit qu’il était temps de vous les partager. Parce que c’est bientôt les vacances pour beaucoup d’entre vous, que certains ne savent pas encore où ils vont partir ou que d’autres n’ont malheureusement pas la chance d’avoir de longues semaines pour partir au bout du monde, j’ai décidé de vous faire une petite sélection de bonnes adresses pour un petit weekend sympa en France. Parce que oui, partir à l’autre bout de la planète c’est bien, mais il y a aussi de super endroits à découvrir en France et qui méritent qu’on y fasse un tour. Alors on enfile ses baskets, on fait le plein d’essence, on prend ses billets de trains ou d’avion et on file à la découverte de ces 4 adresses où il fait bon manger et se relaxer le temps d’un weekend !

ARLES – LA CHASSAGNETTE ET L’HÔTEL DU CLOÎTRE

Situé au coeur de la Camargue, à 12 minutes du centre d’Arles, cette ancienne bergerie transformée en mas accueille aujourd’hui le restaurant étoilé ainsi que le sublime potager du chef Armand Arnal. La cuisine du chef se façonne au rythme de la nature et des cueillettes dans le potager. Ici le produit est roi, et tout est fait pour le mettre à l’honneur dans les assiettes. Les fruits et légumes sont récoltés sur place, passent en cuisine et arrivent directement dans notre assiette. On ne peut pas faire mieux en terme de circuit court, de cuisine locale et de saison. Même s’il cuisine bio, local et sans gluten, le chef Armand Arnal ne se définit pas comme un chef activiste, glutenfree ou freegan, c’est tout simplement un chef cohérent qui met à l’honneur les produits de sa région. Si son pain, qui est délicieux et préparé sur place, est sans gluten, c’est tout simplement parce qu’il est fait à base de farine de riz, qui comme vous le savez est un produit phare de la Camargue.
Si vous vous y rendez cet été, vous aurez surement la chance de déguster la surprenante recette des tournesols en barigoule d’Armand Arnal, mais aussi les tomates bien charnues du potager !
Une fois que vous serez bien repus, vous pourrez profiter d’une balade dans le potager pour digérer ou alors passer du côté du terrain de pétanque pour défier les copains avant de retourner sur Arles retrouver votre chambre à L’Hôtel du Cloitre.
Situé en plein coeur du centre historique d’Arles, L’Hôtel du Cloitre est l’adresse idéale pour passer un weekend en toute tranquillité. Ses 19 chambres sont toutes plus jolies les unes que les autres. Un lieu unique qui mélange avec beaucoup de goût la pierre ancienne et le design moderne. Et pour ne rien gâcher, le restaurant de l’hôtel propose également un cuisine délicieuse, dont la carte est aussi élaborée par le chef Armand Arnal.


Mas de la Chassagnette
Chemin du Sambuc, 13200 Arles
Ouvert tous les jours, midi et soir, du 21 juin au 21 septembre.
Puis, le reste de l’année, tous les jours à midi et le soir des jeudis, vendredis, samedis et veilles de jours fériés.

L’Hôtel du Cloitre
18, rue du Cloître, 13200 Arles

 

GRIGNAN – LE CLAIR DE LA PLUME

Pour cette seconde adresse, on remonte un peu dans les terres et on file vers le joli village de Grignan, dans la Drôme. Si le lieu est connu pour son magnifique château de la renaissance, il l’est aussi grâce au Clair de la Plume, son hôtel et sa table étoilée. Ici c’est le chef Julien Allano qui est aux commandes. Son leitmotiv ? L’évolution dans la tradition. Le chef a à coeur de cuisiner des produits locaux, de saison et de proposer une carte à la fois moderne et centrée sur l’authenticité du produit. Dans le restaurant gastronomique de l’hôtel, il décline une cuisine raffinée et au style soignée, et au bistrot, une cuisine plus traditionnelle et conviviale, de quoi combler toutes les envies. Les petits gourmands comme moi profiteront du salon de thé pour déguster quelques pâtisseries du chef accompagnées d’une tasse de thé.
Le Clair de le Plume propose une quinzaine de chambres réparties entre la Maison Principale, la Maison Privée (2 minutes à pied) et le Pavillon des Amoureux situé à quelques centaines de mètres dans le Jardin Méditerranéen. Toutes les chambres ont été décorées avec des meubles chinés par les propriétaires et dans le respect de l’histoire des bâtisses qui datent du XVIIIème et XIXème siècle. Des chambres pleines de charmes, où on prend plaisir à s’installer et se reposer après une petite visite du Château de Grignan. L’adresse idéale pour un weekend bucolique en amoureux.

Le Clair de la Plume
2, place du mail, 26230 Grignan
Restaurant Gastronomique
Ouvert du mercredi au dimanche : Déjeuners : de 12h à 13h30 – Dîners : de 19h30 à 21h00.

 

GORDES – LES BORIES & SPA

Nous retournons en Provence et filons cette fois vers l’un des plus beaux villages du parc naturel du Luberon : Gordes. Perché sur un rocher, le village regorge de petits trésors comme son château, ses 2 abbayes, ses nombreux hameaux et surtout son magnifique hôtel Les Bories & Spa. C’est au milieu des oliviers, des chênes verts et des cyprès, dans un domaine de 8 hectares que se niche l’hôtel. Si je devais résumer mon séjour là-bas en un mot, je choisirais : sérénité. L’hôtel Les Bories est un véritable havre de paix. Sa piscine avec vue panoramique, ses chambres spacieuses, son spa et son restaurant étoilé font de ce lieu un endroit parfait pour déconnecter et s’échapper du quotidien.
En cuisine c’est Grégory Mirer le chef d’orchestre. Auréolé d’une étoile au Guide Michelin, le chef propose une cuisine inventive faite de produits frais et locaux. Gregory Mirer ne manque pas de ponctuer ses assiettes avec les nombreuses herbes aromatiques et fleurs du petit jardin potager de l’hôtel. Et même si sa cuisine a de fortes influences méditerranéennes, le chef n’hésite pas à y ajouter des petites touches d’exotisme pour surprendre ses convives.
Pendant le séjour, on n’hésite pas à profiter du SPA pour définitivement lâcher prise et revenir au boulot en pleine forme !


Les Bories & Spa
Route de l’Abbaye de Sénanque, 84220 Gordes
Restaurant Gastronomique
Ouvert tous les soirs du Mardi au Samedi inclus de 19h30 à 21h30

 

MONTLIVAULT – LA MAISON D’À CÔTÉ

On termine cette petite escapade en passant par la route des châteaux de la Loire pour déposer nos valises à Montlivault afin de découvrir La maison d’à côté. Depuis 2014, Christophe Hay propose dans son établissement une cuisine créative, moderne et végétale, privilégiant lui aussi les producteurs locaux et en cultivant une partie de ses ingrédients dans son potager situé non loin de son restaurant. Récompensé d’une étoile au Guide Michelin, de trois Toques au Gault et Millau et du titre de maître cuisinier Christophe Hay fait également partie du mouvement R Durable qui vise à promouvoir une restauration plus responsable. Un chef bien dans son temps qui a très bien compris les enjeux de la cuisine de demain. La cuisine étant ouverte sur la salle, les convives ont le plaisir de profiter du ballet des cuisiniers et de jouer les petits curieux entre chaque plat.
Une fois notre repas terminé, on file visiter le Château de Chambord situé à moins de 10km de l’établissement avant de retrouver la douceur de notre chambre.
La maison d’à côté renferme 4 suites à la décoration unique, chacune tournant autour d’une thématique : le cuir, les écailles, les plumes et le bois. Un peu plus loin, au numéro 25 de la rue de Chambord, on retrouve 8 chambres doubles, récemment rénovées dans l’esprit de l’auberge de campagne. Une destination idéale pour un séjour culturel et gastronomique !

La maison d’à côté
17 Rue de Chambord, 41350 Montlivault
Restaurant Gastronomique fermé les :
Mercredi du 1er mai au 1er septembre, Mardi et mercredi du 2 septembre au 30 avril







Un weekend à San Francisco

Nouveau petit article voyage sur le blog et aujourd’hui je vais vous parler de mon tout premier séjour aux États-Unis ! Et oui, il aura fallu attendre 26 ans pour que je foule enfin le sol de ce pays que j’ai envie de découvrir depuis… et bien depuis presque toujours en fait. Donc je vous laisse un peu imaginer mon excitation lorsqu’en fin d’année 2017 j’ai été contacté par l’Office du Tourisme de San Francisco pour venir découvrir la ville. Je ne sais pas vous, mais moi j’ai toujours eu envie de visiter la côte ouest des États-Unis avant même de passer par la grosse pomme, j’ai nommé New York. Et San Francisco faisait bien évidemment partie de ma top list des villes par lesquelles il fallait absolument passer lors d’un road trip aux US. Car oui, mon premier séjour là-bas je l’imaginais en mode roots, avec location de voiture et descente de toute la côte les cheveux au vent (avouez que vous aussi vous avez ça en tête haha). Bon pour ce petit séjour, pas de décapotable, ni de noeuds dans les cheveux mais un super programme alliant découverte de la ville et gastronomie. Car si vous ne le saviez pas encore, San Francisco a récemment été élue capitale gastronomique des Etats-Unis par le Guide Michelin ! C’est donc passeport dans une main et valise dans l’autre que je suis partie pour l’aéroport Charles de Gaulle afin de retrouver Mégane du blog Megandcook, Patrice du blog Aux Fourneaux, Céline du blog Je Papote et Laurie-Anne qui travaille pour l’Office du Tourisme de SF, la fine équipe de ce weekend californien.

C’est avec Air France que nous avons traversé la moitié du globe pour rejoindre San Francisco. Onze heures de voyage, je l’avoue c’est quand même long et mes petites fesses s’en rappellent haha, mais ça vaut clairement le coup une fois qu’on arrive sous le soleil de Californie. Durant le vol, j’en ai profité pour bosser un peu, regarder quelques films et surtout découvrir le menu imaginé par Jean Imbert pour certains longs courriers d’Air France. Il n’y a pas à dire, c’est quand même hyper agréable d’avoir un vrai plat cuisiné en vol. Disponible pour les classes Economy et Premium Economy, le menu à la carte permet aux voyageurs d’avoir une parenthèse gourmande lors de leur vol. Il suffit juste de le réserver en amont, soit directement lors de l’achat du billet ou alors jusqu’à 24h avant le vol dans son espace réservation. Parmi ces menus, on retrouve donc celui élaboré par Jean Imbert, mais aussi une « Sélection Lenôtre », un menu Tradition, Océan ou Italia, de quoi combler toutes les envies !

Le temps de faire une petite sieste et nous sommes déjà arrivés à l’aéroport de San Francisco. Un van nous attend pour nous emmener au Méridien, notre hôtel pour ces quelques jours, situé dans le Financial District de San Francisco. Une fois les valises déposées dans nos chambres, direction le Walt Disney Family Museum pour un petit retour en enfance et pour en apprendre plus sur la légende des films d’animation : Walt Disney. On peut y découvrir les premiers dessins de Walt Disney, ses premiers films, ses premières et nombreuses récompenses (genre vraiment nombreuses), la maquette qu’il a imaginé pour le tout premier Disneyland,etc… Un moment calme et un peu hors du temps qui nous permet de gérer le décalage horaire en douceur. Une fois la visite terminée, direction le restaurant Sessions at the Presidio, à quelques pas du musée. Ambiance tamisée, boisée, good food et craft beer, je vous confirme, nous sommes bien à San Francisco ! Je n’ai malheureusement pas de photo du lieu car il faisait un peu trop sombre ce soir là mais je vous conseille l’adresse à 100%. On y mange bien, dans une bonne ambiance, et les cocktails sont délicieux ! Autant vous dire que nous n’aurons pas fait long feu ce premier soir. Direction l’hôtel et tout le monde au dodo à 21h00. Le décalage horaire commence vraiment à se faire sentir et mes paupières sont bien lourdes, plus possible de résister, mon lit king size m’appelle.

Premier lever du jour à San Francisco… je me tourne vers le réveil et il est exactement 4h00 du matin. Ok, la journée va être longue… mais en même temps je vais pouvoir profiter à fond du voyage comme ça ! Une bonne douche, quelques emails et direction le van pour notre premier petit déjeuner californien. Ce matin là nous partons pour le Sunset District de San Francisco, rien que le nom envoie du rêve… Situé à l’opposé du centre ville, la partie la plus à l’ouest de San Francisco et donnant sur la côte Pacifique, c’est le plus grand quartier de San Francisco, tellement grand que les habitants l’ont eux-mêmes divisé en Inner et Outer Sunset. Parce qu’il se situe sur la côte, le Sunset District habite une large communauté de surfeurs, mais aussi pas mal d’artistes. On y retrouve plein de petits shops de créateurs locaux, et de nombreuses adresses pour les foodies comme moi. Et parmi ces adresses, il y a un lieu à ne surtout pas manquer, celui où nous avons pris notre petit déjeuner ce matin là : Outerlands. Ici tout est en bois, des murs aux lampes en passant par les tables et les chaises. Tout a été designé et réalisé par des artistes locaux afin de créer un lieux cosy où il fait bon venir profiter d’un déjeuner. Le chef ne cuisine que des produits locaux, le café est torréfié dans le quartier, et tout est fait maison ! Si vous souhaitez venir petit-déjeuner ou bruncher, n’hésitez pas à venir assez tôt car le lieu est assez prisé des habitants du quartier. De notre coté, à 9h00 nous étions assis à table, prêts à commander. Pour moi ce sera une gaufre, un donught et un latte s’il vous plaît ! Bah quoi, j’aime le sucre le matin, c’est pas ma faute… Chacun fait sa petite commande et là c’est partie pour la petite session shooting photo. Le lieu et les plats étaient tellement magnifiques, qu’il fallait absolument immortaliser tout ça. Sincèrement j’ai du faire au moins une cinquantaine de photos de ce petit déjeuner et le tri n’a pas été facile. D’autant que, voyant tous nos appareils photos sortis, le chef a décidé de nous apporter quelques plats en plus, histoire d’avoir une vraie grande table bien garnie. LE RÊVE !!! Une fois toutes ces bonnes choses englouties, nous flânons un peu dans le quartier. L’occasion de filer acheter quelques souvenirs dans les petites boutiques environnantes. Je me dégote un joli couteau en bois et doré (que vous avez surement dû apercevoir dans un bon nombre de mes photos depuis mon retour) ainsi qu’un petit pot à lait chez Black Bird Book Store qui, en plus d’avoir une jolie sélection de livres, propose également de la vaisselle et quelques éléments de décoration d’intérieur. Il y avait d’autres petits shops sympa autour mais malheureusement encore fermés à l’heure où nous sommes passés, donc si vous avez l’occasion n’hésitez pas à faire un passage sur Judah Street pour découvrir toutes ces belles adresses.

Allez hop, fini le lèche vitrine, nous avons rendez-vous chez 3 Fish Studios avec Eric Rewitzer and Annie Galvin, tous deux peintres et graveurs. Dans leur studio, les deux artistes créent et vendent leurs oeuvres, et ils proposent également des workshops pour partager leur savoir, leur passion et apprendre des autres. Eric et Annie sont deux belles personnes qui vivent dans le partage, la transmission, et qui ont pris le temps de nous faire découvrir leur univers. Nous avons eu la chance de pouvoir visiter leur atelier de création, de voir comment ils réalisent leurs oeuvres et de partager un café avec eux autour de quelques anecdotes. L’occasion d’acheter d’autres petits souvenirs de San Francisco. J’ai pris une petite affiche pour mettre dans ma chambre et une autre pour offrir à la fille de ma petite Griottes. Après la découverte du studio, direction le De Young Museum pour une autre petite visite. Fondé en 1895, le De Young Museum, est un lieu incontournable de San Francisco. On peut notamment y découvrir toute une collection d’art américain datant du 17ème au 20ème siècle mais également des collections de textiles, de pièces venant d’Afrique ou d’Océanie. Réouvert en 2005 après une complète rénovation, l’infrastructure du De Young Museum se fond et s’intègre complètement à la nature. Petit plus, le musée offre une vue à 360 sur le Golden Gate Park et San Francisco. Donc à ne surtout pas manquer si vous souhaitez réaliser un beau cliché de la ville. Les visites ça creusent ! Nous quittons le De Young Museum en direction du quartier de Haight-Ashbury pour une pause déjeuner au Magnolia avant de retrouver Gilles, un expat’ Français installé à San Francisco depuis 2010, pour une visite du célèbre quartier de Haight-Ashbury. Véritable passionné, Gilles organise des visites guidées à pieds à travers San Francisco. Il fait découvrir la ville à travers son histoire, sa géographie, sa baie, ses îles, sa population multiculturelle et multiethnique, ses personnages importants, voire excentriques, son architecture colorée, ses gratte-ciels et maisons victoriennes, ses ponts et escaliers, ses ruelles et parcs, les histoires d’amour et trahison, les arnaques et scandales, les lois discriminatoires et libératrices, les secrets, les mythes et réalités historiques, les caprices de Mère Nature … Et tant d’autres sujets d’hier et d’aujourd’hui qui font de San Francisco une ville unique au monde. Gilles sort des sentiers battus et propose de véritables randonnées urbaines, loin des clichés des bus touristiques souvent bondés, et le tout en français ! Car on ne va pas se mentir, combien d’entre nous ont déjà voulu abandonner une visite en anglais parce que le guide parlait beaucoup trop rapidement (et qu’on était clairement trop gêné de le dire) ou avec un accent incompréhensible… Vous voyez de quoi je parle haha. La thématique de notre visite du jour avec Gilles était le « Summer of Love » dans le quartier de Haight-Ashbury. Nous avons ainsi suivi les traces de milliers de jeunes Hippies qui se sont rués vers la « City by the Bay » dès les premiers jours de l’été 1967 pour célébrer le « Summer of Love ». Nous nous sommes baladés au milieu des splendides maisons victoriennes, avons exploré les origines de la Révolution Hippie notamment en découvrant où avaient vécu les principaux protagonistes à l’origine du mouvement : Janis Joplin, Jimi Hendrix, les Grateful Dead, les Jefferson Airplanes, les motard-rebelles Hells Angels, etc. Gilles nous a dévoilé l’histoire de la contre-culture américaine, des Hispters et Beatniks newyorkais aux Flower Children californiens. Puis nous avons terminé la balade en évoquant le fameux rassemblement du « Summer of Love » de l’été 67, dont Haight-Ashbury fut l’épicentre, et qui marquera à la fois l’apogée du mouvement Peace & Love tout en provoquant sa fin. Une visite riche en informations, anecdotes et autres petits détails croustillants que Gilles nous raconte avec beaucoup de plaisir. Si vous avez l’occasion et le temps lors de votre passage à San Francisco, je vous conseille de faire l’une de ces petites visites. Gilles propose différentes balades et thématiques, vous devriez très certainement trouver votre bonheur. Cette super journée s’est terminée par un dîner à la Bluestem Brasserie. Un lieu assez branché du Financial District de San Francisco. Encore une fois le lieu avait une ambiance assez tamisée donc je n’ai pas pu prendre de photo mais l’adresse est très sympa. C’est le ventre bien rempli et les muscles des jambes bien tendus après cette longue journée de marche que nous sommes retournés à l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil.


Day 2 à San Francisco ! Et cette fois on file vers le Pier 39 aka Fisherman’s Wharf pour prendre un petit dej et surtout admirer les fameux lions de mer. Je l’avoue, même si c’est un peu cliché, cela fait partie des choses que je voulais absolument voir en venant à San Francisco. Ces célèbres lions de mer qui se dorent la pilule au soleil et se laissent admirer par les nombreux touristes curieux de les apercevoir. Et nous n’avons pas été déçus car ce jour là, ils étaient très nombreux affalés de tout leur long sur les pontons du Pier 39. Le temps de les écouter rugir, de prendre quelques photos puis nous repartons en direction du Pier 33, plus connu sous le nom d’Alcatraz Pier. Nous embarquons alors à bord d’un des bateaux de l’Alcatraz Cruise puis traversons la baie de San Francisco pour rejoindre la très célèbre île d’Alcatraz. Pour être tout à fait honnête avec vous, je m’attendais un peu à une caricature en arrivant sur l’île. J’avais peur d’être tombée dans un attrape touriste mais l’expérience a été toute autre. Lorsqu’on arrive sur l’île on nous livre d’abord un petit discours sur les consignes de sécurité puis on nous indique le chemin à suivre pour débuter la visite. Première surprise, ici pas question de faire la visite de manière hyper formelle avec un guide et un groupe de 50 personnes avec soi. Au contraire, l’idée est de vivre l’expérience à son rythme et de s’immerger le plus possible dans l’univers de cette célèbre prison grâce à un audio guide qu’on récupère à l’entrée du bâtiment. Seconde surprise lorsqu’on lance l’audio guide et qu’on découvre que ce sont d’anciens prisonniers et d’anciens geôliers qui nous racontent l’histoire de l’île. Je n’irais pas jusqu’à dire que ça glace le sang, mais lorsqu’on se concentre attentivement sur les paroles de ces anciens prisonniers et qu’on s’imprègne du lieu, on se rend quand même compte que la vie dans cette prison devait être assez effroyable. La visite guidée dure une bonne heure et sincèrement elle vaut vraiment le coup ! Une fois qu’on a terminé avec l’audio guide, on peut poursuivre la visite par soi-même en explorant un peu le reste de l’île. Notre petit tour terminé, nous regagnons le bateau pour poursuivre notre découverte de San Francisco. Notre journée se poursuit au Ferry Building de San Francisco, un terminal pour ferries qui traversent la baie de San Francisco. Quelques ferries font encore le voyage aujourd’hui mais le lieu est désormais plus connu pour son marché de fermiers locaux ainsi que ses différents petits restaurants et autres boutiques. Chocolats, macarons, glaces, fromages, pâtisseries, pains, jus, tout y est et ça mérite le détour ! La journée s’est terminée par un passage chez Boudin Bakery, connue pour son pain au levain et ses soupes servies dans de grosse miches de pain, genre Bol de Jean si vous voyez (d’ailleurs je me demande si l’inspiration de Jean ne vient pas de là…). Bref, nous souhaitions donc tester cette fameuse spécialité mais nous sommes malheureusement arrivés trop tard au restaurant et ils avaient déjà été dévalisés, donc plus un seul pain en stock. Car oui, il faut savoir qu’à SF les gens mangent relativement tôt et donc les restaurants ferment eux aussi relativement tôt. Donc si vous avez envie de tester Boudin Bakery, je vous conseille d’y aller tôt ou alors plutôt le midi que le soir pour être sûr d’avoir encore du pain !

Last day in America… Pour cette dernière matinée à San Francisco nous étions libres de notre programme. Et autant vous dire que j’ai profité de cette matinée pour tester LA fameuse adresse que j’avais inscrit en gras, surligné, souligné et entouré de paillette dans mon planning : TARTINE !! Tartine est une véritable institution à San Francisco et s’il y a bien une adresse que vous ne devez absolument pas manquer lorsque vous partez en voyage là-bas, c’est bien celle-ci. Pour vous résumer un peu, Tartine c’est l’adresse où j’ai pu manger le meilleur pain au levain de ma vie ! Si on y retrouve une belle inspiration française entre les techniques de préparation des pains, les croissants, pains au chocolat et autres viennoiseries, ce n’est pas un hasard puisque les deux fondateurs : Chad Robertson et Elisabeth Prueitt, ont fait leurs classes dans notre beau pays. Mais Tartine ce n’est pas un simple concept de restaurant à la sauce française, pas du tout ! Chad et Elisabeth ont su mettre leur technique au service d’un lieu unique où les bons produits bios sont rois et la simplicité maître mot. Et en plus de servir des pâtisseries, sandwichs, granolas et autres tartines à tomber par terre, il se trouve que le lieu en lui même est magnifique… De grandes fenêtres, beaucoup de luminosité, un comptoir un marbre et une vue imprenable sur la préparation des pains au levain. Que demander de plus franchement ?! Comme j’avais vendu du rêve à tout le monde avec cette adresse, toute la fine équipe m’a suivi pour un dernier petit-déjeuner californien que nous n’étions pas prêts d’oublier. Après m’être enfilé une tartine, un granola, un latte et acheté un pain au levain pour ramener à la maison, nous avons tous filé dans un Uber pour un dernier petit passage par des lieux emblématiques de San Francisco : Lombard Street et le Golden Gate. J’ai beau l’avoir vu des milliers de fois dans des séries ou des films, le voir enfin en chair et en os (enfin plutôt en acier et en béton) ça fait son effet. Je suis restée complètement bouche bée face à l’immensité de cette infrastructure. Nous avons eu de la chance car San Francisco est très connue pour être une ville dans les nuages à cause du brouillard mais ce jour là, nous avons pu profiter d’un temps de dingue et d’une belle éclaircie pour pouvoir prendre quelques photos avant de repartir pour l’aéroport direction Paris.

Même si 4 jours à San Francisco ce n’est pas assez pour tout découvrir de la ville, ce petit séjour m’a tout de même permis de réaliser l’un de mes rêves qui était de pouvoir un jour fouler le sol Américain. Ce voyage m’a donné un premier aperçu de San Francisco et je suis certaine que j’y retournerai bientôt pour en découvrir encore plus et faire ce fameux road trip dont je rêve tant !

Et vous, vous avez visité San Francisco ? Qu’en avez-vous pensé ?Est ce que c’est une destination dont vous rêvez ?
N’hésitez pas à me laisser vos petits commentaires. J’ai hâte de lire vos messages, vos expériences à San Francisco. Et j’espère sincèrement que cet article (certes un peu long), vous aura donné envie d’explorer à votre tour « The City by the bay ».

J’en profite pour dire un grand MERCI à l’Office du Tourisme de San Francisco pour cette merveilleuse expérience, merci beaucoup à Laurie-Anne et aussi aux équipes d’Air France qui nous ont chaleureusement accueilli.







Un weekend à Madère

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de partir pour un joli petit weekend à Madère en compagnie des adorables Mylène, Manuella et Morgane.  Au programme de ces quelques jours au soleil (car oui nous étions au mois de Septembre et au mois de Septembre à Madère il fait un temps de dingue) : la découverte de l’île, de sa culture, de ses habitants, de ses traditions et de sa gastronomie. Autant vous dire tout ce que j’aime !

C’était la toute première fois de ma vie que j’allais à Madère et je peux déjà vous dire que ce ne sera pas la dernière tellement j’ai adoré ce séjour. Rien que l’atterrissage sur l’île nous met des paillettes dans les yeux et des papillons dans le ventre ! Une fois les deux pieds sur terre, on prend la voiture et on profite du sublime paysage sur la route jusqu’à Funchal, capitale de l’archipel de Madère et ville où nous avons déposé nos valises durant ce weekend.

Avant de partir à la découverte de la ville, petit passage à l’Hôtel Madeira pour déposer nos valises. Situé en plein coeur de Funchal, l’Hôtel Madeira est idéalement placé pour profiter à pieds de tout ce que peut offrir la ville. Petit plus, il possède une piscine sur le toit avec une très jolie vue, enfin je dis ça je dis rien… Une fois les valises déposées dans nos chambres, direction la place centrale de la ville pour découvrir les animations mises en place pour le Festival du Vin. Ah oui, je ne vous ai pas dit mais tout ce petit weekend à Madère était organisé à l’occasion du Madeira Wine Festival, un festival qui a lieu tous les ans à Madère depuis les années 70. L’idée ici est de célébrer le vin, qui représente une grande part de l’économie de l’île mais aussi toute la culture et les traditions qui tournent autour. Pour cela un village du vin est installé sur la grande place de Funchal. On y retrouve de nombreuses animations comme des concerts, des dégustations de vins, des déjeuners et dîners préparés par de grands chefs de l’Archipel ou venant du continent, des expositions, etc… Après un petit tour dans le village, direction le restaurant (bah oui ça creuse toute cette marche) pour un dîner typiquement madérien. Pour cela nous avons rendez-vous à l’Adega da Quinta, où nous attend une petite table avec vue sur l’océan. D’ailleurs, pour être tout à fait franche avec vous, à Madère c’est assez dur, voir quasiment impossible, d’avoir un lieu sans vue. Toute l’architecture est pensée de manière à permettre à chacun d’avoir une superbe vue sur l’océan. Si c’est pas le rêve franchement !

L’Adega da Quinta est situé dans les hauteurs, à Câmara de Lobos. Et c’est dans ce restaurant que s’est fait la plus grosse découverte gustative de ce séjour : j’ai nommé le Bolo do Caco ou plus communément appelé le kiffe suprême (enfin c’est plutôt moi qui l’appelle comme ça). Cette spécialité culinaire est composée d’un pain à base de farine de blé et de patate douce, cuit sur pierre et garni de beurre aillé et persillé. Le tout servi encore chaud à table… vous imaginez un peu le truc. Et bien voilà à peu près à quoi s’est résumé mon alimentation durant ces quelques jours : du bolo do caco à tous les repas tellement j’adore ça. Une fois qu’on y a goûté, on ne peut plus s’en passer. D’ailleurs rien que de vous en parler me donne envie de retourner à Madère pour en manger… Autre délicieuse spécialité du coin, c’est l’espetada : de la viande de boeuf frottée à l’ail (oui ils aiment beaucoup l’ail sur l’île donc si tu prévoyais de pécho là-bas réfléchis 5 minutes avant de choisir ton plat haha), au sel et au laurier, cuite sur des braises et servie sur des pics à brochette version XXL. Bon dit comme ça je suis d’accord que ça ne vous vend pas forcément du rêve mais je vous assure que c’est hyper bon, la viande est d’une tendreté assez dingue… Et puis lorsque vous commandez cette fameuse espetada vous pouvez être sûr que le repas va être fun car retirer son morceau de viande sans redécorer toute la nappe c’est un sacré défi ! C’est le ventre bien arrondi que nous sommes redescendues à notre hôtel pour une bonne nuit de sommeil.

Réveil matinal pour cette deuxième journée à Funchal, nous avions rendez-vous à Estreito de Câmaro de Lobos pour la suite des festivités. Comme je vous le disais un peu plus haut, ce séjour à Madère avait lieu dans le cadre du Festival du Vin et qui dit vin, dit récolte ! Nous avons eu la chance de participer à la récolte des grappes de raisins en compagnie des habitants du village qui étaient tous réunis pour l’occasion, des plus jeunes aux plus agés, sans exception. Ici tous les habitants sont hyper fières de célébrer les coutumes de île et de les montrer aux nombreux étrangers et visiteurs présents pendant le festival. Après avoir ramassé 2 – 3 grappes, il est temps de retourner dans le centre ville pour assister au défilé de costumes. Tous les habitants sont une fois de plus mis à profit pour illustrer les traditions de l’île. Petits et grands prennent ainsi plaisir à défiler dans les rues de la ville pour notre plus grand plaisir.

Une fois le défilé terminé, nous reprenons la route vers le Cabo Girão, l’un des points de vue les plus impressionnants de l’île. On y retrouve une plateforme en verre avec une vue imprenable sur le vide à exactement 580m de hauteur… Chers acrophobes, cette activité n’est malheureusement pas faite pour vous. J’avoue que même moi qui n’ai pourtant pas peur du vide, je n’étais pas hyper rassurée sur cette plate-forme mais punaise, ça vaut tellement le coup une fois qu’on aperçoit cette vue unique sur l’océan et la côte… Après cette petite halte vertigineuse, nous partons vers un autre lieu impressionnant de l’île : Fajã dos Padres, où nous attendait une télécabine pour descendre la falaise jusqu’à la plage. Si on m’avait dit un jour que je prendrais une télécabine à Madère, je ne l’aurais jamais cru, et autant vous dire que c’est une étape qu’il ne faut absolument pas rater. La descente est impressionnante car très pentue mais le jeu en vaut la chandelle tellement la vue est magnifique. Une fois la terre ferme retrouvée, nous traversons des jardins et champs de bananiers pour rejoindre notre restaurant pour le déjeuner. Bon forcément nous avons pris du Bolo do Caco pour démarrer mais ensuite nous avons fait la découverte d’une autre spécialité : les apas grelhadas, appelées en français les palettes grillées ou chapeaux chinois. Ces délicieux coquillages se dégustent habituellement à l’apéritif avec un peu de beurre, de l’ail (et oui toujours) et un filet de jus de citron. Un régal ! Après une petite pause détente au bord de l’eau, nous montons à bord d’un zodiac pour un trajet maritime sportif jusqu’à Funchal. Pas de dauphins à l’horizon aujourd’hui, quel dommage, mais vous aurez peut-être la chance d’en croiser si vous participez à l’une des excursions organisées par les équipes de Rota dos cetaceos. Après cette petite aventure sur l’eau, nous retournons dans les hauteurs de Madère pour l’une des expériences les plus fun que j’ai pu faire en voyage. S’il y a bien une activité à laquelle je ne m’attendais pas pendant ce séjour, c’est bien celle-ci. Vous êtes prêts ? Nous avons descendu les rues de Monte à Funchal à bord d’un traineau en osier. Alors vous ne vous y attendiez pas à celle-la hein ?! Après avoir pris place dans notre traineau, nous sommes légèrement tirés par 2 madériens puis c’est le début de la descente jusqu’à Funchal. Je vous conseille d’aller jeter un oeil sur leur site internet pour que vous vous rendiez plus compte de ce que ça donne; mais franchement c’est une expérience à faire. Avec Mylène nous avons rigolé du début à la fin !

Après cette après-midi forte en émotions, nous retournons à l’hôtel chercher nos valises puis filons vers notre deuxième hébergement du voyage. Nous logeons cette fois au VidaMar Resort Hotel Madeira, surement l’un des plus bels hôtel de Funchal. Non seulement il est sublime et les chambres immenses… mais elles ont surtout la particularité d’être toutes, je dis bien toutes sans exception, dirigées vers l’océan. Toutes les chambres ont donc une vue à couper le souffle, et autant vous dire que regarder le coucher et le lever du soleil de son lit est un véritable plaisir… Après avoir fait un petit tour du propriétaire et un plouf dans la piscine de l’hôtel, c’est déjà l’heure de dîner, et cette fois nous avons rendez-vous au Nini Design Center, l’un des restaurants les plus chics de la ville. Pas de Bolo de Caco cette fois, mais une cuisine moderne et raffinée. Une fois de plus nous repartons vers nos chambres le ventre plein pour faire un bon gros dodo.

Un nouveau réveil très, très, très matinal pour moi car je voulais absolument capturer le lever du soleil. Ce qui est chose faite et j’avoue que je ne suis pas peu fière de résultat. Petit passage au restaurant de l’hôtel pour prendre le déjeuner avant notre départ pour un safari photo au coeur de Madère. Très sincèrement, je connaissais très peu de choses sur Madère avant de visiter l’île et franchement je ne m’attendais absolument pas à découvrir des paysages aussi magnifiques, surprenants et différents à seulement quelques kilomètres les uns des autres. Nous sommes tout d’abord monté jusqu’à Eira do Serrado à 1095m d’altitude pour découvrir le magnifique point de vue sur la commune de Curral das Freiras, ou plus communément appelée la vallée des nones. C’est au coeur de la brume, entre quelques rayons de soleil que nous avons pu découvrir ce tout petit village presque coupé du monde. Nous montons de nouveau, à 1818m cette fois pour rejoindre le Pico do Areeiro, qui est le deuxième point le plus haut de l’île. Malheureusement pour nous, il y avait beaucoup de nuages ce jour là mais même dans ces conditions climatiques, le paysage vaut vraiment le détour. Juste le temps de faire quelques photos et nous redescendons vers la ville de Santana pour déjeuner au Quinta do Furão.

Une fois de plus, nous profitions d’un déjeuner avec une sublime vue sur l’océan et la côte (quand je vous disais qu’il était impossible de ne pas avoir de vue sur cette île). Après un bon déjeuner accompagné de quelques Bolo de coco haha, nous descendons dans la cave du restaurant pour une petite cession de Wine Tasting. Car oui, il ne faut pas l’oublier, nous étions quand même là pour la fête du vin ! Bon je rappelle bien sûr qu’il faut toujours boire avec modération et que le principe d’un Wine Tasting est de recracher le vin après l’avoir goûté, et pas de tout boire (même si parfois on se laisserait bien tenter…). Une fois le Tasting terminé, nous reprenons une fois de plus la route vers un dernier point de vue impressionnant de Madère : la Ponta do Rosto à Caniçal. De ce point de vue, il est possible de voir à la fois la côte Nord et la côte Sud de l’île de Madère, et lorsque le temps est dégagé, on peut même apercevoir l’île de Porto Santo. Le temps de prendre quelques photos, d’apprécier cette sublime vue et nous devons déjà retourner vers Funchal pour notre dernière nuit à Madère.

Dernier lever de soleil à Madère pour notre petite équipe et nous filons dans le centre ville pour faire un tour au marché local et découvrir la partie ancienne de la ville. Une promenade sous le soleil agréable et apaisante avant de voir Mylène et Manuella nous quitter pour rejoindre la France. Je reste encore quelques heures avec Morgane, le temps de profiter d’un dernier restaurant, de quelques Bolo do Caco et d’une visite au Musée de la Broderie et de l’Artisanat de Funchal. Car pour celles et ceux qui ne le savaient pas, Madère n’est pas seulement connu pour son vin, mais aussi pour sa délicate broderie, reconnue dans le monde entier.

C’est la tête remplie de découvertes et de paysages merveilleux, que nous partons vers l’aéroport afin de rejoindre Paris. Ces quelques jours à Madère ont été un véritable rêve éveillé et je ne peux que vous conseiller de tenter l’expérience vous aussi. Madère est une île qui renferme de nombreux trésors qui n’attendent que vous !







Un weekend en Normandie avec Drivy

J’ai l’impression que c’est en train de devenir une habitude par ici de vous partager des articles qui donnent envie de voyager alors que nous sommes lundi et que tout le monde est au boulot… J’espère que vous ne m’en voulez pas surtout, mais je me dis qu’il n’y a rien de mal à débuter la semaine du bon pied en rêvant de la prochaine escapade qui nous attend.

Aujourd’hui je reviens sur un super weekend passé en compagnie de la jolie Mégane que vous commencez pas mal à connaitre par ici car nous sommes souvent ensemble, de la pétillante Anne que je rencontrais pour la première fois ainsi que du talentueux Loris qui nous a concocté une super vidéo dont je vous parlerai un peu plus tard dans cet article. C’est donc ensemble que nous sommes partis pour un petit weekend en Normandie à l’occasion du festival « Cabourg mon amour » qui se déroule, comme vous l’aurez surement deviné, à Cabourg ! Cette petite escapade était l’occasion parfaite pour tester l’application Drivy qui permet de louer des véhicules entre particuliers. Car on ne va pas se mentir, avoir un véhicule à soi ça coute quand même relativement cher et lorsqu’on habite Paris, on n’en a pas toujours l’utilité, ni même l’emplacement nécessaire pour la garer… Un enfer, et je pense que pas mal d’entre vous savent de quoi je parle. Enfin bref, du coup Drivy était pour nous l’option idéale pour louer rapidement et à moindre coût une voiture pour le weekend. L’application est hyper simple à utiliser, il suffit d’entrer notre adresse, la date de départ et de retour et l’application nous propose une multitude de véhicules à louer dans les environs. Une fois le véhicule de nos rêves trouvé, il ne reste plus qu’à confirmer la réservation, régler la commande et entrer en contact avec le  propriétaire de la voiture pour se donner un lieu de rendez-vous. A nous les grands espaces et l’air iodé !

Une fois notre petite voiture en main, nous avons filé sur l’autoroute direction Honfleur pour un premier stop. L’occasion pour moi de découvrir la ville pour la première fois et aussi surtout de s’arrêter déjeuner, car ce n’est pas le tout mais la route ça creuse ! Une fois notre déjeuner terminé, nous avons un peu flâné à la découverte des petites boutiques et ruelles toutes mignonnes de la ville. J’en ai également profité pour me prendre une bonne gaufre au caramel beurre salé (bah quoi j’avais faim…). Une fois notre balade terminée, nous reprenons la route en direction de Cabourg. Nous faisons un arrêt à l’hôtel pour déposer notre valise puis nous filons vers le festival qui se déroule sur la grande plage de Cabourg et où nous attendait une belle programmation musicale. Entre deux déhanchés, nous nous arrêtons sur les différents stands du festival pour se désaltérer et prendre un petit truc à manger. On y retrouve les copains de chez Sassy et leur super cidre, ainsi que les Niçois et leur bons petits pan bagnat. Puis nous retournons sur le dancefloor pour terminer la soirée au son du super groupe Paradis.

Après une bonne nuit de sommeil, on reprend la voiture en direction du Domaine St-Clair, un magnifique hôtel avec une vue imprenable sur Étretat. On profite d’un petit apéritif sur la terrasse avant de poursuivre avec un déjeuner exceptionnel réalisé par le chef Olivier Foulon. Ici on met l’accent sur les produits locaux et de qualité, et autant vous dire que nous nous sommes régalés. Après avoir dégusté un petit café et une dernière mignardise, nous filons vers un aérodrome pour s’envoler quelques minutes dans le ciel de Fécamp. C’était la première fois de ma vie que je montais dans un petit avion comme celui-ci. J’avoue que j’avais un petit stress au départ mais une fois dans les airs le stress a disparu pour laisser place à l’émerveillement. Découvrir la côte et les falaises du ciel était tout simplement magique ! Une fois les pieds de nouveau sur terre, nous reprenons la voiture et roulons en direction des falaises d’Étretat. C’était le moment que j’attendais avec impatience depuis le début de ce voyage. J’avais déjà vu passer de nombreuses photos de ces sublimes falaises sur Instagram mais les voir en vrai était encore plus impressionnant. Je suis toujours fascinée par la manière dont la terre s’est façonnée avec le temps et les falaises d’Étretat sont un parfait exemple de la beauté de notre planète. Après avoir pris une centaine de photos (au moins) et admiré le coucher de soleil, nous sommes redescendus de la falaise pour profiter d’un petit pique-nique au grand air avant de rentrer à l’hôtel.

Dernier réveil en Normandie, juste le temps de prendre un petit déjeuner, de faire la valise et nous sommes repartis en direction de Paris où nous attendait gentiment le propriétaire de la voiture.

J’espère que ces photos et mes quelques mots vous auront donné envie de partir à la découverte de la Normandie. Et si jamais je n’ai pas réussi à complètement vous convaincre, je suis sur que cette petite vidéo réalisée par Loris le fera !
Et pour celles et ceux qui souhaiteraient comme moi tester DRIVY, voici un code : DRIVYPLUSUNEMIETTE pour profiter de 10€ offerts sur votre première location. (code valable jusqu’au 31 décembre 2017).

 







Un week-end à la Rochelle

Et si on débutait la semaine en repartant en week-end ?

Celles et ceux qui ont l’habitude de me suivre sur Instagram ont pu voir que lors de mes vacances, j’ai pu profiter d’une petite semaine de repos et de soleil à La Rochelle. C’était la première fois pour moi et j’ai adoré découvrir cette ville pleine de charme. Je vous avoue que parfois, cela fait vraiment du bien de s’éloigner du tumulte parisien et pour cela ma petite virée à La Rochelle a été parfaite. Alors certes, cela peut être une ville très fréquentée et qui peut s’avérer très bondée si vous venez en plein mois de juillet… mais dans mon cas, je m’y suis rendue la dernière semaine d’août, et cela a été un vrai petit paradis. Il y a plein de choses sympas à faire là-bas et je me suis dit que cela vous intéresserait peut être d’avoir mes bonnes adresses pour un futur séjour à La Rochelle.


SORTIR

On sort les vélos et on part faire un tour dans le centre ville à la découverte des petites rues, du port et des différents marchés qui animent la ville. On s’arrête quelques minutes et on prend le temps d’admirer les vitraux des églises. On file ensuite jusqu’à l’aquarium de La Rochelle, l’un des plus grands aquariums privés d’Europe, et on reste bouche bée face aux merveilles des mers et des océans.

Pour les marins d’eau douce, direction le port pour embarquer à bord d’un voilier et voguer vers l’Île d’Aix. Ici on déconnecte tout et on se laisse bercer par le petit clapotis des vagues sur les plages de coquillages. On profite du soleil, on fait même un petit plouf dans l’océan avant de rejoindre notre embarcation et retrouver le continent. Dans l’idéal, on prépare son pique-nique la veille et on part à la fraîche le lendemain pour profiter d’une journée complète sur ce petit bout de paradis.

MANGER

Forcément la partie la plus intéressante pour moi et il faut dire que la ville de La Rochelle m’a réservé de belles surprises lors de mon séjour. Tout d’abord lorsqu’on parle vacances et bord de mer, on pense forcément aux glaces… et à La Rochelle on ne peut pas dire que cela manque. S’il y a une adresse que je dois absolument vous conseiller là-bas c’est Ernest ! Il faudra peut-être faire la queue quelques minutes pour obtenir le saint graal mais sincèrement cela vaut vraiment le coup. Chez Ernest, toutes les glaces sont faites maison et servies avec générosité ! Des parfums classiques et d’autres plus étonnants, de quoi ravir tous les gourmands en quête de fraicheur. L’autre bonne adresse de la ville, c’est D’Jolly un artisan glacier installé dans le centre ville et qui propose aussi de sublimes glaces. J’ai pour ma part craqué pour le sorbet fraise-menthe et la glace à la rhubarbe. Un vrai petit délice. On pense donc à aller tester tout ça, et hors de question de rentrer à la maison sans avoir mangé au moins une petite glace.

Pour le pain, car oui le pain c’est toujours hyper important, même pendant les vacances, on se rend à la Boulangerie Chisson. Si ce nom ne vous est pas inconnu c’est parce que vous avez sûrement aperçu l’équipe de la boulangerie dans la fameuse émission de M6 : La meilleure boulangerie de France. On peut aussi prendre son pain et quelques pâtisserie chez Mickaël Morieux, meilleur ouvrier de France. De quoi vous préparer de bons sandwichs pour votre virée sur l’Île d’Aix ; )

Parlons maintenant de choses sérieuses et des bons restaurants à faire lors de votre passage à La Rochelle. Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’en faire beaucoup durant ma semaine de vacances (car je vais déjà au restaurant toute l’année donc j’essaie un peu de ralentir la cadence lors des vacances ^^) mais j’ai quand même une petite liste de bonnes adresses à partager avec vous. Parmi ceux que j’ai pu tester, je vous conseille tout d’abord Le Prao. Ici on prépare une cuisine du marché avec des produits provenants de la criée ou de producteurs locaux. Les plats changent régulièrement et s’adaptent aux produits frais du jour. Petit plus, ils font un super brunch le dimanche !

La deuxième adresse que j’ai a vous conseiller ne se trouve pas à La Rochelle même, mais dans une ville non loin de là qui s’appelle Châtelaillon. Un grand chef que vous connaissez bien y a pris ses quartiers depuis à peine 1 mois… alors vous avez deviné ? Il s’agit bien du grand chef Pierre Gagnaire ! Il y a 12 ans, il inaugurait à Paris le restaurant « Gaya Rive Gauche », un restaurant centré sur les produits de la mer et aujourd’hui, il duplique le concept à Châtelaillon-Plage avec Gaya Cuisine de bords de mer. Ici il n’est pas question d’un énième restaurant gastronomique, mais plutôt d’un lieu qui fait la part belle à la région et aux produits : les fruits de mer, les poissons, le tout sublimé par le talent de Pierre Gagnaire. Je pense que je n’ai pas besoin d’y aller par quatre chemins pour vous dire que mon dîner là-bas a été sublime et d’une grande justesse. J’ai eu la chance d’y aller avec ma famille et donc de tester différents plats de la carte. Nous avons débuté avec la terrine de foie gras de canard au Pineau des Charentes, la terrine de raie et oreille de cochon, la nage glacée de langoustines au Muscadet et le pressé de crabe. Autant vous dire que nous n’avons pas été déçus par cette mise en bouche. Nous avons poursuivi le repas avec des plats tout aussi délicieux entre le lieu jaune croustillant et sa sauce vierge, le poulet de la ferme ou encore la fricassée de homard bleu à la verveine, pêches blanches et mange-tout… une vraie petite tuerie ! Et bien sur, nous nous sommes laissés tenter par un petit dessert : tarte vanille de tahiti; millefeuille rhubarbe, mûres cristallisées, crème cheesecake; pêches blanches à la verveine, sorbet blanc accompagnés de sa madeleine au miel de l’Île de Ré; et pavlova aux fruits rouges. Bref… un vrai régal, le tout servi par une équipe aux petits soins, très prévenante et agréable. Juste ce qu’il fallait pour passer une soirée parfaite en famille.


Les autres petites adresses repérées mais que je n’ai pas pu tester :
Les flots
Les 4 sergents
Christopher Coutanceau


DORMIR

Pour cette petite semaine de vacances en famille, nous avons opté pour la location d’une jolie maison via Airbnb. Car ce qu’on aime pendant les vacances, c’est pouvoir être comme à la maison, avoir la possibilité de cuisiner, d’avoir son petit jardin et surtout d’être tranquilles. Nous avons trouvé notre petit coin de paradis chez Maïa, qui dispose d’une maison très lumineuse, moderne et avec une magnifique cuisine ouverte (un peu ce que j’aimerais avoir chez moi d’ailleurs). L’autre gros avantage de cette maison est qu’elle ne se trouve pas en plein centre ville. Située à 20 minutes à pieds du centre, elle est juste idéale pour pouvoir à la fois profiter du coeur de la ville tout en étant au calme lorsqu’on en a besoin. Le centre était accessible très facilement et si vous avez des vélos, c’est encore mieux. En à peine 10 minutes vous y êtes. Nous profitions également d’un petit jardin avec une balançoire, de quoi amuser les bambins si vous venez avec des enfants.
Donc si vous êtes de passage à La Rochelle et que vous cherchez un lieu pour loger et être au calme avec votre famille, la maison de Maïa est faite pour vous ! Je vous mets le lien de la location juste ici.

 







Un weekend à Murtoli avec le chef Mathieu Pacaud

Il y a maintenant quelques semaines j’ai eu la chance de m’envoler pour la Corse en direction du plus beau domaine de l’île de beauté, j’ai nommé le Domaine de Murtoli. Niché dans l’extrême sud de l’ile, entre la mer et le maquis, ce domaine de 2 500 hectares créé par Paul Canarelli et sa femme, est un véritable paradis. Et autant vous le dire tout de suite, je n’aurais jamais un jour imaginé que ma deuxième visite en Corse se déroulerait dans ce lieu si merveilleux.

La Corse fait partie de ces destinations paradisiaques dont on rêve tous chaque été. La mer, le soleil, le sable fin, un écrin unique où plane un sentiment de bout du monde en étant à peine à quelques heures de vol de la capitale. Le Domaine de Murtoli fait honneur à la réputation de l’île. Cet immense et magnifique domaine dispose de 19 bergeries, sa propre ferme, son immense potager, sa fromagerie, ses restaurants, bref tout pour vivre l’expérience Corse au maximum. Je suis littéralement tombée sour le charme de ce lieu atypique, de ces bergeries dont les cuisines me font tout simplement rêver (et je ne pense pas être la seule…), de ce décor tellement différent de celui que je côtoie à Paris. Une véritable bouffée d’oxygène !

Et depuis cet été, il dispose également de son restaurant gastronomique avec à sa tête le chef Mathieu Pacaud. Après une première collaboration l’année dernière dans leur pop-up restaurant, Paul Canarelli et Mathieu Pacaud remettent le couvert pour une seconde saison, mais cette fois-ci dans un restaurant permanent. Auréolé d’étoiles au Guide Michelin et déjà chef de 3 restaurants : Histoires, Hexagone et Divellec, le jeune chef souhaitait se lancer dans un nouveau défi tout en mettant à l’honneur un terroir cher à son enfance. L’idée était de montrer que la richesse et la qualité des produits Corse était telles qu’il était temps de les mettre au centre d’une expérience gastronomique de au vol. Et c’est maintenant chose faite !

Ce restaurant de 20 couverts, qu’il espère lui aussi auréolés de quelques étoiles, prendra place chaque été au domaine de Murtoli. Un restaurant voulu en totale autarcie, en autosuffisance, en symbiose avec la nature abondante qui l’environne. Fruits des vergers, légumes des champs et des potagers du domaine, herbes et baies en cueillette, poissons pêchés au plus près, viandes et volailles élevés à la ferme, vins du cru, tout un inventaire insulaire qui convoque aussi veau, agneau de lait, huile d’olive, agrumes et fromages, la fameuse myrthe et le miel, perdrix, marcassins, langoustes, araignées de mer,… jusqu’au sel de leur assaisonnement. Une cuisine sincère et singulière, rencontre entre le brut et la délicatesse, entre la haute gastronomie et le rustique, pour un résultat bluffant. J’ai eu la chance de faire parti des premières personnes à gouter le menu de Mathieu Pacaud et j’essaie encore de m’en remettre. Certes, il ne faut peut-être pas avoir mangé de la journée pour pouvoir terminer ce repas mais ne pas y prendre part serait un sacrilège tant les plats sont délicieux et mettent en valeur les produits Corse.
Vous pouvez retrouver tout le menu par ici ! Et quelques photos ci-dessous…


Seul conseil que je peux donc vous donner : faites un détour par le domaine de Murtoli si vous êtes de passage en Corse entre le 15 Juin et le 15 Septembre, et prenez place à La Table de la Ferme de Mathieu Pacaud !

Et si ces quelques petites phrases n’ont pas réussi à vous convaincre, je pense que ces photos le feront. J’ai eu la chance de séjourner quelques jours à Murtoli et de découvrir la Corse autrement. Notamment grâce au couple Canarelli qui nous a accueilli le coeur sur la main, mais aussi Nicolas Stromboni auteur du merveilleux livre Du pain, du vin, des oursins aux éditions Marabout qui m’a montré le visage de sa Corse natale (et aussi servi de très, très bons vins tout au long de mon séjour, encore merci Nicolas !!).

Je conçois parfaitement que passer des vacances au Domaine de Murtoli ne soit pas à la portée de tout le monde mais si vous êtes dans le coin cet été vous pouvez tout de même faire un passage au restaurant pour une expérience unique et inoubliable je vous le promets. Et si vous avez un coup de coeur pour le domaine, je vous conseille fortement de réserver à partir d’octobre, les prix sont beaucoup plus abordables et vous pourrez profiter de l’été indien en toute tranquillité.

Sur ce je vous laisse, et retourne rêver de cette merveilleuse plage Corse…







Les chefs font leur cinéma – Acte 2

Pour la quatrième année consécutive, Nespresso, partenaire officiel du festival de Cannes et de la Semaine de la critique, a investi la plage de la croisette pour y installer son restaurant éphémère. Pour ceux qui suivent mes petites aventures sur Instagram, vous avez pu voir que j’avais, cette année encore, eu la chance de m’envoler vers Cannes pour participer à cet évènement culinaire unique ! Si l’année dernière j’ai pu participer au dîner mené par Jean-François Piège, cette année j’ai eu le privilège d’être conviée à celui du grand Pierre Gagnaire.

Vous n’imaginez même pas l’état d’hystérie totale dans lequel j’étais lorsque j’ai appris que j’allais pouvoir goûter à la cuisine de ce grand chef que j’admire depuis des années et que j’allais (attention roulement de tambours…) pouvoir le rencontrer et même avoir une petite entrevue avec lui. Moment de stress intense et surtout d’humilité lorsqu’on sait ce que représente Pierre Gagnaire pour le monde de la cuisine.

Bref, c’est donc avec des étoiles pleins les yeux et des papillons dans le ventre que je me suis envolée pour Cannes vendredi dernier. A peine atterri, direction l’Okko Hôtel pour déposer ma valise avant de partir en direction de la Plage Nespresso. Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas encore les hôtels Okko, je vous conseille de vite aller jeter un oeil sur leur site internet. Décoration léchée, minimaliste, design et colorée, tout en se sentant comme à la maison, bref un hôtel comme je les aime. Après avoir fait le tour du propriétaire, j’enfile mes lunettes de soleil, accessoire indispensable à Cannes et je me dirige vers la Plage Nespresso.

Je vous parlais de décoration design et léchée à l’Hôtel Okko mais on peut dire que c’est le mot d’ordre aussi sur la plage Nespresso. Sûrement l’espace le plus design et travaillé de la croisette ! C’est dans ce cadre idéal, juste au bord de l’eau que je profite d’un bon déjeuner avant de me rendre à l’Espace Miramar pour assister à la projection du film Sicilian Ghost Story de Fabio Grassadonia & Antonio Piazza sélectionné pour la Semaine de la critique. Pour la petite histoire, il s’agissait du deuxième film de ces réalisateurs, qui ont gagné le Grand Prix Nespresso et le Prix Révélation France 4 à la Semaine de la Critique en 2013. Ces prix leur ont permis de projeter leur film à travers leur pays d’origine l’Italie alors même qu’il n’avait pas réussi à trouver de distributeur avant cela. Comme quoi Nespresso, ce n’est pas que du café ! L’entreprise participe aussi a de nombreux projets comme la semaine de la Critique, qui permettent d’encourager, de faire connaître et de mettre en lumière des talents à travers le monde.

Une fois la projection terminée, retour à la plage Nespresso pour vivre l’un des moments les plus fous de ma vie : ma rencontre avec Pierre Gagnaire. Si je trouve déjà assez dingue qu’un chef d’une telle renommée prenne le temps de rencontrer une passionnée de cuisine comme moi, la gentillesse du personnage et sa simplicité m’ont tout simplement désarmé. Après quelques balbutiement et une forte intimidation, je me lance et ose lui poser la première question qui me brulait les lèvres : « Pourquoi avoir accepté ce partenariat avec Nespresso ? » Car oui dans beaucoup d’esprit encore, Nespresso ne représente qu’une grande entreprise internationale qui a décidé de gagner de l’argent en faisant du café. Sauf que derrière la multinationale, il y a aussi de grands engagements et un travail qui a plu au chef. Non seulement Pierre Gagnaire à l’habitude de travailler le café, mais il trouve également que les produits Nespresso sont d’une grande qualité. Il a également un lien très fort avec Cannes puisque le chef collabore avec le Fouquet’s pour qui il a élaboré une nouvelle carte, plus moderne et inventive. Et bien sur il ne faut pas oublier que Pierre Gagnaire, aime beaucoup le cinéma, donc pourquoi ne pas tenter cette belle aventure avec Nespresso au festival me direz vous ?

Ma deuxième question concernait son choix quant au menu qu’il allait nous présenter le soir même. Le principe de l’évènement « Les chefs font leur cinéma » est que chaque chef crée un menu complet autour d’un film qu’il aime. Cette année, pour renouveler un peu l’opération, les chefs devaient, non pas choisir un film, mais un réalisateur et imaginer un menu autour de leur univers. Pierre Gagnaire a choisi de s’inspirer du réalisateur Claude Sautet. Pourquoi ce choix ? Sans doute parce qu’il a revu les films de Sautet cet été et qu’il a instinctivement eu envie de lui rendre hommage. Les films de Sautet sont représentatifs d’un monde disparu qui est celui de la jeunesse de Pierre Gagnaire. Ils sont aussi tellement justes qu’il franchissent les époques. Pierre Gagnaire a réalisé que la cuisine et le cinéma  ne sont pas si éloignés. Comme lui, la cuisine permet de raconter des histoires, d’aimer, d’être aimé et respecté. J’étais déjà fan de Pierre Gagnaire mais autant vous dire qu’après cet échange je suis tout simplement tombée amoureuse de la simplicité de ce chef au grand coeur. Une fois notre discussion terminée, je laisse le chef retourner en cuisine pour terminer ses préparations pour le dîner qui allait suivre.

© Emmanuel Nguyen Ngoc

De mon coté, je profite de mes quelques heures avant le dîner pour retrouver la pétillante Cécile du blog Royal Chill qui m’emmène découvrir la nouvelle Pâtisserie Intuitions du chef Jérôme de Oliveira. Et ça tombait plutôt bien puisque j’allais retrouver le chef le lendemain matin pour un délicieux petit déjeuner dont je vous reparlerai plus tard 😉 Après quelques petites pâtisseries et un bon thé, je quitte Cécile et retour à l’hôtel pour prendre une petite douche et me prépare avant le dîner.

21h30 pétante, je quitte ma chambre avec ma jolie tenue Wear Lemonade (mille mercis Lisa pour tes conseils) pour retrouver de nouveau la Plage Nespresso et le dîner tant attendu ! Accueilli par un groupe de musique Jazz et un bon petit cocktail au café, je prends place à table pour ce qui allait être l’un des dîners les plus surprenants de ma vie.

© Emmanuel Nguyen Ngoc

Au menu :

  • Melon, tomate, pastèque, fraises au Campari, burrata rose et amandes fraiches. Comme la sensation de déguster un cocktail. Un amuse-bouche étonnant et détonnant !
  • le fameux bouillon Zezette accompagné de gnocchi verts, strozzapreti et dim-sum de tourteau. Tout simplement mon plat préféré de la soirée. D’une justesse inouïe et surtout délicieusement bon. Je pense que je pourrai en manger tous les jours sans jamais m’en lasser.
  • Pâté chaud de veau Pitchi. Ultra traditionnel et hyper réconfortant. Tout ce qu’on attend d’un plat inspiré du l’univers de Claude Sautet.
  • Croquant glacé à la vanille, Tahaa, asperge verte, morilles au caramel ou comment Pierre Gagnaire réécrit totalement tout ce que tu pensais savoir sur  la cuisine. Si ce plat n’a pas été mon coup de coeur de la soirée, il aura été une véritable découverte. Cette association chocolat/glace – asperge/morille était complètement déstabilisante et fascinante.

 

Tout le menu était accordé de vins sélectionnés par Fabrice Sommier, Meilleur ouvrier de France 2007 et sommelier de Georges Blanc.

Le dîner terminé, le chef félicité et embrassé (et ouais les gars, j’ai claqué la bise à Pierre Gagnaire) il était temps de se diriger doucement vers l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil avant de retrouver un autre chef pour le petit déjeuner.

Grande nouveauté pour cette 4ème session de la Plage Nespresso : le petit déjeuner avec vu sur mer. Cette année, Nespresso a vu les choses encore plus grand en proposant à ses invités de prendre part à un délicieux petit déjeuner concocté par le champion du monde de pâtisserie 2009, j’ai nommé Jérôme de Oliveira. Si la gentillesse de Pierre Gagnaire avait fait son effet la veille, celle de Jérôme de Oliveira fonctionne tout autant. C’est avec une gentillesse et un charme désarmant que le chef nous reçoit à l’étage de la Plage Nespresso pour un réveil tout en douceur. Le pâtissier nous a préparé un florilège de ce qu’il fait de mieux : brioche aux pralines (les origines lyonnaises du chef oblige), les fameux bubble cake, une délicieuse mousse de fromage blanc, aloevera et fraise, des viennoiseries et sa sublime tarte confidence au café. Le tout accompagné d’un délicieux café Vertuo of course ! C’est donc entourée de toutes ces patisseries, de la mer et du soleil que j’ai profité de mes dernières heures sur la croisette avant de rentrer à Paris.

Je remercie une nouvelle fois Nespresso et surtout l’Agence 14 Septembre (Joy, Tiff, Thomas, Julien et Alexandre) de m’avoir cette année encore offert la chance de participer à ce merveilleux évènement. Bravo aussi à toute l’équipe de l’agence Ebullition qui s’occupe d’une main de maître de l’organisation et la mise en place de cette Plage Nespresso ! Et bien sur un grand merci aux chefs qui ont pris le temps de prendre part à cette opération et d’échanger avec nous.

Bisous Cannes à l’année prochaine !