Catégorie : Plus une miette en balade

Vous retrouverez ici ma sélection de restaurants, cafés, pâtisseries, boulangeries…

Où partir en weekend cet été ?

Cela fait un petit moment que je ne vous ai pas fait un article bonnes adresses sur le blog et comme j’ai découvert pas mal d’endroits bien sympas depuis le début de cette année, je me suis dit qu’il était temps de vous les partager. Parce que c’est bientôt les vacances pour beaucoup d’entre vous, que certains ne savent pas encore où ils vont partir ou que d’autres n’ont malheureusement pas la chance d’avoir de longues semaines pour partir au bout du monde, j’ai décidé de vous faire une petite sélection de bonnes adresses pour un petit weekend sympa en France. Parce que oui, partir à l’autre bout de la planète c’est bien, mais il y a aussi de super endroits à découvrir en France et qui méritent qu’on y fasse un tour. Alors on enfile ses baskets, on fait le plein d’essence, on prend ses billets de trains ou d’avion et on file à la découverte de ces 4 adresses où il fait bon manger et se relaxer le temps d’un weekend !

ARLES – LA CHASSAGNETTE ET L’HÔTEL DU CLOÎTRE

Situé au coeur de la Camargue, à 12 minutes du centre d’Arles, cette ancienne bergerie transformée en mas accueille aujourd’hui le restaurant étoilé ainsi que le sublime potager du chef Armand Arnal. La cuisine du chef se façonne au rythme de la nature et des cueillettes dans le potager. Ici le produit est roi, et tout est fait pour le mettre à l’honneur dans les assiettes. Les fruits et légumes sont récoltés sur place, passent en cuisine et arrivent directement dans notre assiette. On ne peut pas faire mieux en terme de circuit court, de cuisine locale et de saison. Même s’il cuisine bio, local et sans gluten, le chef Armand Arnal ne se définit pas comme un chef activiste, glutenfree ou freegan, c’est tout simplement un chef cohérent qui met à l’honneur les produits de sa région. Si son pain, qui est délicieux et préparé sur place, est sans gluten, c’est tout simplement parce qu’il est fait à base de farine de riz, qui comme vous le savez est un produit phare de la Camargue.
Si vous vous y rendez cet été, vous aurez surement la chance de déguster la surprenante recette des tournesols en barigoule d’Armand Arnal, mais aussi les tomates bien charnues du potager !
Une fois que vous serez bien repus, vous pourrez profiter d’une balade dans le potager pour digérer ou alors passer du côté du terrain de pétanque pour défier les copains avant de retourner sur Arles retrouver votre chambre à L’Hôtel du Cloitre.
Situé en plein coeur du centre historique d’Arles, L’Hôtel du Cloitre est l’adresse idéale pour passer un weekend en toute tranquillité. Ses 19 chambres sont toutes plus jolies les unes que les autres. Un lieu unique qui mélange avec beaucoup de goût la pierre ancienne et le design moderne. Et pour ne rien gâcher, le restaurant de l’hôtel propose également un cuisine délicieuse, dont la carte est aussi élaborée par le chef Armand Arnal.


Mas de la Chassagnette
Chemin du Sambuc, 13200 Arles
Ouvert tous les jours, midi et soir, du 21 juin au 21 septembre.
Puis, le reste de l’année, tous les jours à midi et le soir des jeudis, vendredis, samedis et veilles de jours fériés.

L’Hôtel du Cloitre
18, rue du Cloître, 13200 Arles

 

GRIGNAN – LE CLAIR DE LA PLUME

Pour cette seconde adresse, on remonte un peu dans les terres et on file vers le joli village de Grignan, dans la Drôme. Si le lieu est connu pour son magnifique château de la renaissance, il l’est aussi grâce au Clair de la Plume, son hôtel et sa table étoilée. Ici c’est le chef Julien Allano qui est aux commandes. Son leitmotiv ? L’évolution dans la tradition. Le chef a à coeur de cuisiner des produits locaux, de saison et de proposer une carte à la fois moderne et centrée sur l’authenticité du produit. Dans le restaurant gastronomique de l’hôtel, il décline une cuisine raffinée et au style soignée, et au bistrot, une cuisine plus traditionnelle et conviviale, de quoi combler toutes les envies. Les petits gourmands comme moi profiteront du salon de thé pour déguster quelques pâtisseries du chef accompagnées d’une tasse de thé.
Le Clair de le Plume propose une quinzaine de chambres réparties entre la Maison Principale, la Maison Privée (2 minutes à pied) et le Pavillon des Amoureux situé à quelques centaines de mètres dans le Jardin Méditerranéen. Toutes les chambres ont été décorées avec des meubles chinés par les propriétaires et dans le respect de l’histoire des bâtisses qui datent du XVIIIème et XIXème siècle. Des chambres pleines de charmes, où on prend plaisir à s’installer et se reposer après une petite visite du Château de Grignan. L’adresse idéale pour un weekend bucolique en amoureux.

Le Clair de la Plume
2, place du mail, 26230 Grignan
Restaurant Gastronomique
Ouvert du mercredi au dimanche : Déjeuners : de 12h à 13h30 – Dîners : de 19h30 à 21h00.

 

GORDES – LES BORIES & SPA

Nous retournons en Provence et filons cette fois vers l’un des plus beaux villages du parc naturel du Luberon : Gordes. Perché sur un rocher, le village regorge de petits trésors comme son château, ses 2 abbayes, ses nombreux hameaux et surtout son magnifique hôtel Les Bories & Spa. C’est au milieu des oliviers, des chênes verts et des cyprès, dans un domaine de 8 hectares que se niche l’hôtel. Si je devais résumer mon séjour là-bas en un mot, je choisirais : sérénité. L’hôtel Les Bories est un véritable havre de paix. Sa piscine avec vue panoramique, ses chambres spacieuses, son spa et son restaurant étoilé font de ce lieu un endroit parfait pour déconnecter et s’échapper du quotidien.
En cuisine c’est Grégory Mirer le chef d’orchestre. Auréolé d’une étoile au Guide Michelin, le chef propose une cuisine inventive faite de produits frais et locaux. Gregory Mirer ne manque pas de ponctuer ses assiettes avec les nombreuses herbes aromatiques et fleurs du petit jardin potager de l’hôtel. Et même si sa cuisine a de fortes influences méditerranéennes, le chef n’hésite pas à y ajouter des petites touches d’exotisme pour surprendre ses convives.
Pendant le séjour, on n’hésite pas à profiter du SPA pour définitivement lâcher prise et revenir au boulot en pleine forme !


Les Bories & Spa
Route de l’Abbaye de Sénanque, 84220 Gordes
Restaurant Gastronomique
Ouvert tous les soirs du Mardi au Samedi inclus de 19h30 à 21h30

 

MONTLIVAULT – LA MAISON D’À CÔTÉ

On termine cette petite escapade en passant par la route des châteaux de la Loire pour déposer nos valises à Montlivault afin de découvrir La maison d’à côté. Depuis 2014, Christophe Hay propose dans son établissement une cuisine créative, moderne et végétale, privilégiant lui aussi les producteurs locaux et en cultivant une partie de ses ingrédients dans son potager situé non loin de son restaurant. Récompensé d’une étoile au Guide Michelin, de trois Toques au Gault et Millau et du titre de maître cuisinier Christophe Hay fait également partie du mouvement R Durable qui vise à promouvoir une restauration plus responsable. Un chef bien dans son temps qui a très bien compris les enjeux de la cuisine de demain. La cuisine étant ouverte sur la salle, les convives ont le plaisir de profiter du ballet des cuisiniers et de jouer les petits curieux entre chaque plat.
Une fois notre repas terminé, on file visiter le Château de Chambord situé à moins de 10km de l’établissement avant de retrouver la douceur de notre chambre.
La maison d’à côté renferme 4 suites à la décoration unique, chacune tournant autour d’une thématique : le cuir, les écailles, les plumes et le bois. Un peu plus loin, au numéro 25 de la rue de Chambord, on retrouve 8 chambres doubles, récemment rénovées dans l’esprit de l’auberge de campagne. Une destination idéale pour un séjour culturel et gastronomique !

La maison d’à côté
17 Rue de Chambord, 41350 Montlivault
Restaurant Gastronomique fermé les :
Mercredi du 1er mai au 1er septembre, Mardi et mercredi du 2 septembre au 30 avril

Un weekend à San Francisco

Nouveau petit article voyage sur le blog et aujourd’hui je vais vous parler de mon tout premier séjour aux États-Unis ! Et oui, il aura fallu attendre 26 ans pour que je foule enfin le sol de ce pays que j’ai envie de découvrir depuis… et bien depuis presque toujours en fait. Donc je vous laisse un peu imaginer mon excitation lorsqu’en fin d’année 2017 j’ai été contacté par l’Office du Tourisme de San Francisco pour venir découvrir la ville. Je ne sais pas vous, mais moi j’ai toujours eu envie de visiter la côte ouest des États-Unis avant même de passer par la grosse pomme, j’ai nommé New York. Et San Francisco faisait bien évidemment partie de ma top list des villes par lesquelles il fallait absolument passer lors d’un road trip aux US. Car oui, mon premier séjour là-bas je l’imaginais en mode roots, avec location de voiture et descente de toute la côte les cheveux au vent (avouez que vous aussi vous avez ça en tête haha). Bon pour ce petit séjour, pas de décapotable, ni de noeuds dans les cheveux mais un super programme alliant découverte de la ville et gastronomie. Car si vous ne le saviez pas encore, San Francisco a récemment été élue capitale gastronomique des Etats-Unis par le Guide Michelin ! C’est donc passeport dans une main et valise dans l’autre que je suis partie pour l’aéroport Charles de Gaulle afin de retrouver Mégane du blog Megandcook, Patrice du blog Aux Fourneaux, Céline du blog Je Papote et Laurie-Anne qui travaille pour l’Office du Tourisme de SF, la fine équipe de ce weekend californien.

C’est avec Air France que nous avons traversé la moitié du globe pour rejoindre San Francisco. Onze heures de voyage, je l’avoue c’est quand même long et mes petites fesses s’en rappellent haha, mais ça vaut clairement le coup une fois qu’on arrive sous le soleil de Californie. Durant le vol, j’en ai profité pour bosser un peu, regarder quelques films et surtout découvrir le menu imaginé par Jean Imbert pour certains longs courriers d’Air France. Il n’y a pas à dire, c’est quand même hyper agréable d’avoir un vrai plat cuisiné en vol. Disponible pour les classes Economy et Premium Economy, le menu à la carte permet aux voyageurs d’avoir une parenthèse gourmande lors de leur vol. Il suffit juste de le réserver en amont, soit directement lors de l’achat du billet ou alors jusqu’à 24h avant le vol dans son espace réservation. Parmi ces menus, on retrouve donc celui élaboré par Jean Imbert, mais aussi une « Sélection Lenôtre », un menu Tradition, Océan ou Italia, de quoi combler toutes les envies !

Le temps de faire une petite sieste et nous sommes déjà arrivés à l’aéroport de San Francisco. Un van nous attend pour nous emmener au Méridien, notre hôtel pour ces quelques jours, situé dans le Financial District de San Francisco. Une fois les valises déposées dans nos chambres, direction le Walt Disney Family Museum pour un petit retour en enfance et pour en apprendre plus sur la légende des films d’animation : Walt Disney. On peut y découvrir les premiers dessins de Walt Disney, ses premiers films, ses premières et nombreuses récompenses (genre vraiment nombreuses), la maquette qu’il a imaginé pour le tout premier Disneyland,etc… Un moment calme et un peu hors du temps qui nous permet de gérer le décalage horaire en douceur. Une fois la visite terminée, direction le restaurant Sessions at the Presidio, à quelques pas du musée. Ambiance tamisée, boisée, good food et craft beer, je vous confirme, nous sommes bien à San Francisco ! Je n’ai malheureusement pas de photo du lieu car il faisait un peu trop sombre ce soir là mais je vous conseille l’adresse à 100%. On y mange bien, dans une bonne ambiance, et les cocktails sont délicieux ! Autant vous dire que nous n’aurons pas fait long feu ce premier soir. Direction l’hôtel et tout le monde au dodo à 21h00. Le décalage horaire commence vraiment à se faire sentir et mes paupières sont bien lourdes, plus possible de résister, mon lit king size m’appelle.

Premier lever du jour à San Francisco… je me tourne vers le réveil et il est exactement 4h00 du matin. Ok, la journée va être longue… mais en même temps je vais pouvoir profiter à fond du voyage comme ça ! Une bonne douche, quelques emails et direction le van pour notre premier petit déjeuner californien. Ce matin là nous partons pour le Sunset District de San Francisco, rien que le nom envoie du rêve… Situé à l’opposé du centre ville, la partie la plus à l’ouest de San Francisco et donnant sur la côte Pacifique, c’est le plus grand quartier de San Francisco, tellement grand que les habitants l’ont eux-mêmes divisé en Inner et Outer Sunset. Parce qu’il se situe sur la côte, le Sunset District habite une large communauté de surfeurs, mais aussi pas mal d’artistes. On y retrouve plein de petits shops de créateurs locaux, et de nombreuses adresses pour les foodies comme moi. Et parmi ces adresses, il y a un lieu à ne surtout pas manquer, celui où nous avons pris notre petit déjeuner ce matin là : Outerlands. Ici tout est en bois, des murs aux lampes en passant par les tables et les chaises. Tout a été designé et réalisé par des artistes locaux afin de créer un lieux cosy où il fait bon venir profiter d’un déjeuner. Le chef ne cuisine que des produits locaux, le café est torréfié dans le quartier, et tout est fait maison ! Si vous souhaitez venir petit-déjeuner ou bruncher, n’hésitez pas à venir assez tôt car le lieu est assez prisé des habitants du quartier. De notre coté, à 9h00 nous étions assis à table, prêts à commander. Pour moi ce sera une gaufre, un donught et un latte s’il vous plaît ! Bah quoi, j’aime le sucre le matin, c’est pas ma faute… Chacun fait sa petite commande et là c’est partie pour la petite session shooting photo. Le lieu et les plats étaient tellement magnifiques, qu’il fallait absolument immortaliser tout ça. Sincèrement j’ai du faire au moins une cinquantaine de photos de ce petit déjeuner et le tri n’a pas été facile. D’autant que, voyant tous nos appareils photos sortis, le chef a décidé de nous apporter quelques plats en plus, histoire d’avoir une vraie grande table bien garnie. LE RÊVE !!! Une fois toutes ces bonnes choses englouties, nous flânons un peu dans le quartier. L’occasion de filer acheter quelques souvenirs dans les petites boutiques environnantes. Je me dégote un joli couteau en bois et doré (que vous avez surement dû apercevoir dans un bon nombre de mes photos depuis mon retour) ainsi qu’un petit pot à lait chez Black Bird Book Store qui, en plus d’avoir une jolie sélection de livres, propose également de la vaisselle et quelques éléments de décoration d’intérieur. Il y avait d’autres petits shops sympa autour mais malheureusement encore fermés à l’heure où nous sommes passés, donc si vous avez l’occasion n’hésitez pas à faire un passage sur Judah Street pour découvrir toutes ces belles adresses.

Allez hop, fini le lèche vitrine, nous avons rendez-vous chez 3 Fish Studios avec Eric Rewitzer and Annie Galvin, tous deux peintres et graveurs. Dans leur studio, les deux artistes créent et vendent leurs oeuvres, et ils proposent également des workshops pour partager leur savoir, leur passion et apprendre des autres. Eric et Annie sont deux belles personnes qui vivent dans le partage, la transmission, et qui ont pris le temps de nous faire découvrir leur univers. Nous avons eu la chance de pouvoir visiter leur atelier de création, de voir comment ils réalisent leurs oeuvres et de partager un café avec eux autour de quelques anecdotes. L’occasion d’acheter d’autres petits souvenirs de San Francisco. J’ai pris une petite affiche pour mettre dans ma chambre et une autre pour offrir à la fille de ma petite Griottes. Après la découverte du studio, direction le De Young Museum pour une autre petite visite. Fondé en 1895, le De Young Museum, est un lieu incontournable de San Francisco. On peut notamment y découvrir toute une collection d’art américain datant du 17ème au 20ème siècle mais également des collections de textiles, de pièces venant d’Afrique ou d’Océanie. Réouvert en 2005 après une complète rénovation, l’infrastructure du De Young Museum se fond et s’intègre complètement à la nature. Petit plus, le musée offre une vue à 360 sur le Golden Gate Park et San Francisco. Donc à ne surtout pas manquer si vous souhaitez réaliser un beau cliché de la ville. Les visites ça creusent ! Nous quittons le De Young Museum en direction du quartier de Haight-Ashbury pour une pause déjeuner au Magnolia avant de retrouver Gilles, un expat’ Français installé à San Francisco depuis 2010, pour une visite du célèbre quartier de Haight-Ashbury. Véritable passionné, Gilles organise des visites guidées à pieds à travers San Francisco. Il fait découvrir la ville à travers son histoire, sa géographie, sa baie, ses îles, sa population multiculturelle et multiethnique, ses personnages importants, voire excentriques, son architecture colorée, ses gratte-ciels et maisons victoriennes, ses ponts et escaliers, ses ruelles et parcs, les histoires d’amour et trahison, les arnaques et scandales, les lois discriminatoires et libératrices, les secrets, les mythes et réalités historiques, les caprices de Mère Nature … Et tant d’autres sujets d’hier et d’aujourd’hui qui font de San Francisco une ville unique au monde. Gilles sort des sentiers battus et propose de véritables randonnées urbaines, loin des clichés des bus touristiques souvent bondés, et le tout en français ! Car on ne va pas se mentir, combien d’entre nous ont déjà voulu abandonner une visite en anglais parce que le guide parlait beaucoup trop rapidement (et qu’on était clairement trop gêné de le dire) ou avec un accent incompréhensible… Vous voyez de quoi je parle haha. La thématique de notre visite du jour avec Gilles était le « Summer of Love » dans le quartier de Haight-Ashbury. Nous avons ainsi suivi les traces de milliers de jeunes Hippies qui se sont rués vers la « City by the Bay » dès les premiers jours de l’été 1967 pour célébrer le « Summer of Love ». Nous nous sommes baladés au milieu des splendides maisons victoriennes, avons exploré les origines de la Révolution Hippie notamment en découvrant où avaient vécu les principaux protagonistes à l’origine du mouvement : Janis Joplin, Jimi Hendrix, les Grateful Dead, les Jefferson Airplanes, les motard-rebelles Hells Angels, etc. Gilles nous a dévoilé l’histoire de la contre-culture américaine, des Hispters et Beatniks newyorkais aux Flower Children californiens. Puis nous avons terminé la balade en évoquant le fameux rassemblement du « Summer of Love » de l’été 67, dont Haight-Ashbury fut l’épicentre, et qui marquera à la fois l’apogée du mouvement Peace & Love tout en provoquant sa fin. Une visite riche en informations, anecdotes et autres petits détails croustillants que Gilles nous raconte avec beaucoup de plaisir. Si vous avez l’occasion et le temps lors de votre passage à San Francisco, je vous conseille de faire l’une de ces petites visites. Gilles propose différentes balades et thématiques, vous devriez très certainement trouver votre bonheur. Cette super journée s’est terminée par un dîner à la Bluestem Brasserie. Un lieu assez branché du Financial District de San Francisco. Encore une fois le lieu avait une ambiance assez tamisée donc je n’ai pas pu prendre de photo mais l’adresse est très sympa. C’est le ventre bien rempli et les muscles des jambes bien tendus après cette longue journée de marche que nous sommes retournés à l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil.


Day 2 à San Francisco ! Et cette fois on file vers le Pier 39 aka Fisherman’s Wharf pour prendre un petit dej et surtout admirer les fameux lions de mer. Je l’avoue, même si c’est un peu cliché, cela fait partie des choses que je voulais absolument voir en venant à San Francisco. Ces célèbres lions de mer qui se dorent la pilule au soleil et se laissent admirer par les nombreux touristes curieux de les apercevoir. Et nous n’avons pas été déçus car ce jour là, ils étaient très nombreux affalés de tout leur long sur les pontons du Pier 39. Le temps de les écouter rugir, de prendre quelques photos puis nous repartons en direction du Pier 33, plus connu sous le nom d’Alcatraz Pier. Nous embarquons alors à bord d’un des bateaux de l’Alcatraz Cruise puis traversons la baie de San Francisco pour rejoindre la très célèbre île d’Alcatraz. Pour être tout à fait honnête avec vous, je m’attendais un peu à une caricature en arrivant sur l’île. J’avais peur d’être tombée dans un attrape touriste mais l’expérience a été toute autre. Lorsqu’on arrive sur l’île on nous livre d’abord un petit discours sur les consignes de sécurité puis on nous indique le chemin à suivre pour débuter la visite. Première surprise, ici pas question de faire la visite de manière hyper formelle avec un guide et un groupe de 50 personnes avec soi. Au contraire, l’idée est de vivre l’expérience à son rythme et de s’immerger le plus possible dans l’univers de cette célèbre prison grâce à un audio guide qu’on récupère à l’entrée du bâtiment. Seconde surprise lorsqu’on lance l’audio guide et qu’on découvre que ce sont d’anciens prisonniers et d’anciens geôliers qui nous racontent l’histoire de l’île. Je n’irais pas jusqu’à dire que ça glace le sang, mais lorsqu’on se concentre attentivement sur les paroles de ces anciens prisonniers et qu’on s’imprègne du lieu, on se rend quand même compte que la vie dans cette prison devait être assez effroyable. La visite guidée dure une bonne heure et sincèrement elle vaut vraiment le coup ! Une fois qu’on a terminé avec l’audio guide, on peut poursuivre la visite par soi-même en explorant un peu le reste de l’île. Notre petit tour terminé, nous regagnons le bateau pour poursuivre notre découverte de San Francisco. Notre journée se poursuit au Ferry Building de San Francisco, un terminal pour ferries qui traversent la baie de San Francisco. Quelques ferries font encore le voyage aujourd’hui mais le lieu est désormais plus connu pour son marché de fermiers locaux ainsi que ses différents petits restaurants et autres boutiques. Chocolats, macarons, glaces, fromages, pâtisseries, pains, jus, tout y est et ça mérite le détour ! La journée s’est terminée par un passage chez Boudin Bakery, connue pour son pain au levain et ses soupes servies dans de grosse miches de pain, genre Bol de Jean si vous voyez (d’ailleurs je me demande si l’inspiration de Jean ne vient pas de là…). Bref, nous souhaitions donc tester cette fameuse spécialité mais nous sommes malheureusement arrivés trop tard au restaurant et ils avaient déjà été dévalisés, donc plus un seul pain en stock. Car oui, il faut savoir qu’à SF les gens mangent relativement tôt et donc les restaurants ferment eux aussi relativement tôt. Donc si vous avez envie de tester Boudin Bakery, je vous conseille d’y aller tôt ou alors plutôt le midi que le soir pour être sûr d’avoir encore du pain !

Last day in America… Pour cette dernière matinée à San Francisco nous étions libres de notre programme. Et autant vous dire que j’ai profité de cette matinée pour tester LA fameuse adresse que j’avais inscrit en gras, surligné, souligné et entouré de paillette dans mon planning : TARTINE !! Tartine est une véritable institution à San Francisco et s’il y a bien une adresse que vous ne devez absolument pas manquer lorsque vous partez en voyage là-bas, c’est bien celle-ci. Pour vous résumer un peu, Tartine c’est l’adresse où j’ai pu manger le meilleur pain au levain de ma vie ! Si on y retrouve une belle inspiration française entre les techniques de préparation des pains, les croissants, pains au chocolat et autres viennoiseries, ce n’est pas un hasard puisque les deux fondateurs : Chad Robertson et Elisabeth Prueitt, ont fait leurs classes dans notre beau pays. Mais Tartine ce n’est pas un simple concept de restaurant à la sauce française, pas du tout ! Chad et Elisabeth ont su mettre leur technique au service d’un lieu unique où les bons produits bios sont rois et la simplicité maître mot. Et en plus de servir des pâtisseries, sandwichs, granolas et autres tartines à tomber par terre, il se trouve que le lieu en lui même est magnifique… De grandes fenêtres, beaucoup de luminosité, un comptoir un marbre et une vue imprenable sur la préparation des pains au levain. Que demander de plus franchement ?! Comme j’avais vendu du rêve à tout le monde avec cette adresse, toute la fine équipe m’a suivi pour un dernier petit-déjeuner californien que nous n’étions pas prêts d’oublier. Après m’être enfilé une tartine, un granola, un latte et acheté un pain au levain pour ramener à la maison, nous avons tous filé dans un Uber pour un dernier petit passage par des lieux emblématiques de San Francisco : Lombard Street et le Golden Gate. J’ai beau l’avoir vu des milliers de fois dans des séries ou des films, le voir enfin en chair et en os (enfin plutôt en acier et en béton) ça fait son effet. Je suis restée complètement bouche bée face à l’immensité de cette infrastructure. Nous avons eu de la chance car San Francisco est très connue pour être une ville dans les nuages à cause du brouillard mais ce jour là, nous avons pu profiter d’un temps de dingue et d’une belle éclaircie pour pouvoir prendre quelques photos avant de repartir pour l’aéroport direction Paris.

Même si 4 jours à San Francisco ce n’est pas assez pour tout découvrir de la ville, ce petit séjour m’a tout de même permis de réaliser l’un de mes rêves qui était de pouvoir un jour fouler le sol Américain. Ce voyage m’a donné un premier aperçu de San Francisco et je suis certaine que j’y retournerai bientôt pour en découvrir encore plus et faire ce fameux road trip dont je rêve tant !

Et vous, vous avez visité San Francisco ? Qu’en avez-vous pensé ?Est ce que c’est une destination dont vous rêvez ?
N’hésitez pas à me laisser vos petits commentaires. J’ai hâte de lire vos messages, vos expériences à San Francisco. Et j’espère sincèrement que cet article (certes un peu long), vous aura donné envie d’explorer à votre tour « The City by the bay ».

J’en profite pour dire un grand MERCI à l’Office du Tourisme de San Francisco pour cette merveilleuse expérience, merci beaucoup à Laurie-Anne et aussi aux équipes d’Air France qui nous ont chaleureusement accueilli.

Un weekend à Madère

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de partir pour un joli petit weekend à Madère en compagnie des adorables Mylène, Manuella et Morgane.  Au programme de ces quelques jours au soleil (car oui nous étions au mois de Septembre et au mois de Septembre à Madère il fait un temps de dingue) : la découverte de l’île, de sa culture, de ses habitants, de ses traditions et de sa gastronomie. Autant vous dire tout ce que j’aime !

C’était la toute première fois de ma vie que j’allais à Madère et je peux déjà vous dire que ce ne sera pas la dernière tellement j’ai adoré ce séjour. Rien que l’atterrissage sur l’île nous met des paillettes dans les yeux et des papillons dans le ventre ! Une fois les deux pieds sur terre, on prend la voiture et on profite du sublime paysage sur la route jusqu’à Funchal, capitale de l’archipel de Madère et ville où nous avons déposé nos valises durant ce weekend.

Avant de partir à la découverte de la ville, petit passage à l’Hôtel Madeira pour déposer nos valises. Situé en plein coeur de Funchal, l’Hôtel Madeira est idéalement placé pour profiter à pieds de tout ce que peut offrir la ville. Petit plus, il possède une piscine sur le toit avec une très jolie vue, enfin je dis ça je dis rien… Une fois les valises déposées dans nos chambres, direction la place centrale de la ville pour découvrir les animations mises en place pour le Festival du Vin. Ah oui, je ne vous ai pas dit mais tout ce petit weekend à Madère était organisé à l’occasion du Madeira Wine Festival, un festival qui a lieu tous les ans à Madère depuis les années 70. L’idée ici est de célébrer le vin, qui représente une grande part de l’économie de l’île mais aussi toute la culture et les traditions qui tournent autour. Pour cela un village du vin est installé sur la grande place de Funchal. On y retrouve de nombreuses animations comme des concerts, des dégustations de vins, des déjeuners et dîners préparés par de grands chefs de l’Archipel ou venant du continent, des expositions, etc… Après un petit tour dans le village, direction le restaurant (bah oui ça creuse toute cette marche) pour un dîner typiquement madérien. Pour cela nous avons rendez-vous à l’Adega da Quinta, où nous attend une petite table avec vue sur l’océan. D’ailleurs, pour être tout à fait franche avec vous, à Madère c’est assez dur, voir quasiment impossible, d’avoir un lieu sans vue. Toute l’architecture est pensée de manière à permettre à chacun d’avoir une superbe vue sur l’océan. Si c’est pas le rêve franchement !

L’Adega da Quinta est situé dans les hauteurs, à Câmara de Lobos. Et c’est dans ce restaurant que s’est fait la plus grosse découverte gustative de ce séjour : j’ai nommé le Bolo do Caco ou plus communément appelé le kiffe suprême (enfin c’est plutôt moi qui l’appelle comme ça). Cette spécialité culinaire est composée d’un pain à base de farine de blé et de patate douce, cuit sur pierre et garni de beurre aillé et persillé. Le tout servi encore chaud à table… vous imaginez un peu le truc. Et bien voilà à peu près à quoi s’est résumé mon alimentation durant ces quelques jours : du bolo do caco à tous les repas tellement j’adore ça. Une fois qu’on y a goûté, on ne peut plus s’en passer. D’ailleurs rien que de vous en parler me donne envie de retourner à Madère pour en manger… Autre délicieuse spécialité du coin, c’est l’espetada : de la viande de boeuf frottée à l’ail (oui ils aiment beaucoup l’ail sur l’île donc si tu prévoyais de pécho là-bas réfléchis 5 minutes avant de choisir ton plat haha), au sel et au laurier, cuite sur des braises et servie sur des pics à brochette version XXL. Bon dit comme ça je suis d’accord que ça ne vous vend pas forcément du rêve mais je vous assure que c’est hyper bon, la viande est d’une tendreté assez dingue… Et puis lorsque vous commandez cette fameuse espetada vous pouvez être sûr que le repas va être fun car retirer son morceau de viande sans redécorer toute la nappe c’est un sacré défi ! C’est le ventre bien arrondi que nous sommes redescendues à notre hôtel pour une bonne nuit de sommeil.

Réveil matinal pour cette deuxième journée à Funchal, nous avions rendez-vous à Estreito de Câmaro de Lobos pour la suite des festivités. Comme je vous le disais un peu plus haut, ce séjour à Madère avait lieu dans le cadre du Festival du Vin et qui dit vin, dit récolte ! Nous avons eu la chance de participer à la récolte des grappes de raisins en compagnie des habitants du village qui étaient tous réunis pour l’occasion, des plus jeunes aux plus agés, sans exception. Ici tous les habitants sont hyper fières de célébrer les coutumes de île et de les montrer aux nombreux étrangers et visiteurs présents pendant le festival. Après avoir ramassé 2 – 3 grappes, il est temps de retourner dans le centre ville pour assister au défilé de costumes. Tous les habitants sont une fois de plus mis à profit pour illustrer les traditions de l’île. Petits et grands prennent ainsi plaisir à défiler dans les rues de la ville pour notre plus grand plaisir.

Une fois le défilé terminé, nous reprenons la route vers le Cabo Girão, l’un des points de vue les plus impressionnants de l’île. On y retrouve une plateforme en verre avec une vue imprenable sur le vide à exactement 580m de hauteur… Chers acrophobes, cette activité n’est malheureusement pas faite pour vous. J’avoue que même moi qui n’ai pourtant pas peur du vide, je n’étais pas hyper rassurée sur cette plate-forme mais punaise, ça vaut tellement le coup une fois qu’on aperçoit cette vue unique sur l’océan et la côte… Après cette petite halte vertigineuse, nous partons vers un autre lieu impressionnant de l’île : Fajã dos Padres, où nous attendait une télécabine pour descendre la falaise jusqu’à la plage. Si on m’avait dit un jour que je prendrais une télécabine à Madère, je ne l’aurais jamais cru, et autant vous dire que c’est une étape qu’il ne faut absolument pas rater. La descente est impressionnante car très pentue mais le jeu en vaut la chandelle tellement la vue est magnifique. Une fois la terre ferme retrouvée, nous traversons des jardins et champs de bananiers pour rejoindre notre restaurant pour le déjeuner. Bon forcément nous avons pris du Bolo do Caco pour démarrer mais ensuite nous avons fait la découverte d’une autre spécialité : les apas grelhadas, appelées en français les palettes grillées ou chapeaux chinois. Ces délicieux coquillages se dégustent habituellement à l’apéritif avec un peu de beurre, de l’ail (et oui toujours) et un filet de jus de citron. Un régal ! Après une petite pause détente au bord de l’eau, nous montons à bord d’un zodiac pour un trajet maritime sportif jusqu’à Funchal. Pas de dauphins à l’horizon aujourd’hui, quel dommage, mais vous aurez peut-être la chance d’en croiser si vous participez à l’une des excursions organisées par les équipes de Rota dos cetaceos. Après cette petite aventure sur l’eau, nous retournons dans les hauteurs de Madère pour l’une des expériences les plus fun que j’ai pu faire en voyage. S’il y a bien une activité à laquelle je ne m’attendais pas pendant ce séjour, c’est bien celle-ci. Vous êtes prêts ? Nous avons descendu les rues de Monte à Funchal à bord d’un traineau en osier. Alors vous ne vous y attendiez pas à celle-la hein ?! Après avoir pris place dans notre traineau, nous sommes légèrement tirés par 2 madériens puis c’est le début de la descente jusqu’à Funchal. Je vous conseille d’aller jeter un oeil sur leur site internet pour que vous vous rendiez plus compte de ce que ça donne; mais franchement c’est une expérience à faire. Avec Mylène nous avons rigolé du début à la fin !

Après cette après-midi forte en émotions, nous retournons à l’hôtel chercher nos valises puis filons vers notre deuxième hébergement du voyage. Nous logeons cette fois au VidaMar Resort Hotel Madeira, surement l’un des plus bels hôtel de Funchal. Non seulement il est sublime et les chambres immenses… mais elles ont surtout la particularité d’être toutes, je dis bien toutes sans exception, dirigées vers l’océan. Toutes les chambres ont donc une vue à couper le souffle, et autant vous dire que regarder le coucher et le lever du soleil de son lit est un véritable plaisir… Après avoir fait un petit tour du propriétaire et un plouf dans la piscine de l’hôtel, c’est déjà l’heure de dîner, et cette fois nous avons rendez-vous au Nini Design Center, l’un des restaurants les plus chics de la ville. Pas de Bolo de Caco cette fois, mais une cuisine moderne et raffinée. Une fois de plus nous repartons vers nos chambres le ventre plein pour faire un bon gros dodo.

Un nouveau réveil très, très, très matinal pour moi car je voulais absolument capturer le lever du soleil. Ce qui est chose faite et j’avoue que je ne suis pas peu fière de résultat. Petit passage au restaurant de l’hôtel pour prendre le déjeuner avant notre départ pour un safari photo au coeur de Madère. Très sincèrement, je connaissais très peu de choses sur Madère avant de visiter l’île et franchement je ne m’attendais absolument pas à découvrir des paysages aussi magnifiques, surprenants et différents à seulement quelques kilomètres les uns des autres. Nous sommes tout d’abord monté jusqu’à Eira do Serrado à 1095m d’altitude pour découvrir le magnifique point de vue sur la commune de Curral das Freiras, ou plus communément appelée la vallée des nones. C’est au coeur de la brume, entre quelques rayons de soleil que nous avons pu découvrir ce tout petit village presque coupé du monde. Nous montons de nouveau, à 1818m cette fois pour rejoindre le Pico do Areeiro, qui est le deuxième point le plus haut de l’île. Malheureusement pour nous, il y avait beaucoup de nuages ce jour là mais même dans ces conditions climatiques, le paysage vaut vraiment le détour. Juste le temps de faire quelques photos et nous redescendons vers la ville de Santana pour déjeuner au Quinta do Furão.

Une fois de plus, nous profitions d’un déjeuner avec une sublime vue sur l’océan et la côte (quand je vous disais qu’il était impossible de ne pas avoir de vue sur cette île). Après un bon déjeuner accompagné de quelques Bolo de coco haha, nous descendons dans la cave du restaurant pour une petite cession de Wine Tasting. Car oui, il ne faut pas l’oublier, nous étions quand même là pour la fête du vin ! Bon je rappelle bien sûr qu’il faut toujours boire avec modération et que le principe d’un Wine Tasting est de recracher le vin après l’avoir goûté, et pas de tout boire (même si parfois on se laisserait bien tenter…). Une fois le Tasting terminé, nous reprenons une fois de plus la route vers un dernier point de vue impressionnant de Madère : la Ponta do Rosto à Caniçal. De ce point de vue, il est possible de voir à la fois la côte Nord et la côte Sud de l’île de Madère, et lorsque le temps est dégagé, on peut même apercevoir l’île de Porto Santo. Le temps de prendre quelques photos, d’apprécier cette sublime vue et nous devons déjà retourner vers Funchal pour notre dernière nuit à Madère.

Dernier lever de soleil à Madère pour notre petite équipe et nous filons dans le centre ville pour faire un tour au marché local et découvrir la partie ancienne de la ville. Une promenade sous le soleil agréable et apaisante avant de voir Mylène et Manuella nous quitter pour rejoindre la France. Je reste encore quelques heures avec Morgane, le temps de profiter d’un dernier restaurant, de quelques Bolo do Caco et d’une visite au Musée de la Broderie et de l’Artisanat de Funchal. Car pour celles et ceux qui ne le savaient pas, Madère n’est pas seulement connu pour son vin, mais aussi pour sa délicate broderie, reconnue dans le monde entier.

C’est la tête remplie de découvertes et de paysages merveilleux, que nous partons vers l’aéroport afin de rejoindre Paris. Ces quelques jours à Madère ont été un véritable rêve éveillé et je ne peux que vous conseiller de tenter l’expérience vous aussi. Madère est une île qui renferme de nombreux trésors qui n’attendent que vous !

Un weekend en Normandie avec Drivy

J’ai l’impression que c’est en train de devenir une habitude par ici de vous partager des articles qui donnent envie de voyager alors que nous sommes lundi et que tout le monde est au boulot… J’espère que vous ne m’en voulez pas surtout, mais je me dis qu’il n’y a rien de mal à débuter la semaine du bon pied en rêvant de la prochaine escapade qui nous attend.

Aujourd’hui je reviens sur un super weekend passé en compagnie de la jolie Mégane que vous commencez pas mal à connaitre par ici car nous sommes souvent ensemble, de la pétillante Anne que je rencontrais pour la première fois ainsi que du talentueux Loris qui nous a concocté une super vidéo dont je vous parlerai un peu plus tard dans cet article. C’est donc ensemble que nous sommes partis pour un petit weekend en Normandie à l’occasion du festival « Cabourg mon amour » qui se déroule, comme vous l’aurez surement deviné, à Cabourg ! Cette petite escapade était l’occasion parfaite pour tester l’application Drivy qui permet de louer des véhicules entre particuliers. Car on ne va pas se mentir, avoir un véhicule à soi ça coute quand même relativement cher et lorsqu’on habite Paris, on n’en a pas toujours l’utilité, ni même l’emplacement nécessaire pour la garer… Un enfer, et je pense que pas mal d’entre vous savent de quoi je parle. Enfin bref, du coup Drivy était pour nous l’option idéale pour louer rapidement et à moindre coût une voiture pour le weekend. L’application est hyper simple à utiliser, il suffit d’entrer notre adresse, la date de départ et de retour et l’application nous propose une multitude de véhicules à louer dans les environs. Une fois le véhicule de nos rêves trouvé, il ne reste plus qu’à confirmer la réservation, régler la commande et entrer en contact avec le  propriétaire de la voiture pour se donner un lieu de rendez-vous. A nous les grands espaces et l’air iodé !

Une fois notre petite voiture en main, nous avons filé sur l’autoroute direction Honfleur pour un premier stop. L’occasion pour moi de découvrir la ville pour la première fois et aussi surtout de s’arrêter déjeuner, car ce n’est pas le tout mais la route ça creuse ! Une fois notre déjeuner terminé, nous avons un peu flâné à la découverte des petites boutiques et ruelles toutes mignonnes de la ville. J’en ai également profité pour me prendre une bonne gaufre au caramel beurre salé (bah quoi j’avais faim…). Une fois notre balade terminée, nous reprenons la route en direction de Cabourg. Nous faisons un arrêt à l’hôtel pour déposer notre valise puis nous filons vers le festival qui se déroule sur la grande plage de Cabourg et où nous attendait une belle programmation musicale. Entre deux déhanchés, nous nous arrêtons sur les différents stands du festival pour se désaltérer et prendre un petit truc à manger. On y retrouve les copains de chez Sassy et leur super cidre, ainsi que les Niçois et leur bons petits pan bagnat. Puis nous retournons sur le dancefloor pour terminer la soirée au son du super groupe Paradis.

Après une bonne nuit de sommeil, on reprend la voiture en direction du Domaine St-Clair, un magnifique hôtel avec une vue imprenable sur Étretat. On profite d’un petit apéritif sur la terrasse avant de poursuivre avec un déjeuner exceptionnel réalisé par le chef Olivier Foulon. Ici on met l’accent sur les produits locaux et de qualité, et autant vous dire que nous nous sommes régalés. Après avoir dégusté un petit café et une dernière mignardise, nous filons vers un aérodrome pour s’envoler quelques minutes dans le ciel de Fécamp. C’était la première fois de ma vie que je montais dans un petit avion comme celui-ci. J’avoue que j’avais un petit stress au départ mais une fois dans les airs le stress a disparu pour laisser place à l’émerveillement. Découvrir la côte et les falaises du ciel était tout simplement magique ! Une fois les pieds de nouveau sur terre, nous reprenons la voiture et roulons en direction des falaises d’Étretat. C’était le moment que j’attendais avec impatience depuis le début de ce voyage. J’avais déjà vu passer de nombreuses photos de ces sublimes falaises sur Instagram mais les voir en vrai était encore plus impressionnant. Je suis toujours fascinée par la manière dont la terre s’est façonnée avec le temps et les falaises d’Étretat sont un parfait exemple de la beauté de notre planète. Après avoir pris une centaine de photos (au moins) et admiré le coucher de soleil, nous sommes redescendus de la falaise pour profiter d’un petit pique-nique au grand air avant de rentrer à l’hôtel.

Dernier réveil en Normandie, juste le temps de prendre un petit déjeuner, de faire la valise et nous sommes repartis en direction de Paris où nous attendait gentiment le propriétaire de la voiture.

J’espère que ces photos et mes quelques mots vous auront donné envie de partir à la découverte de la Normandie. Et si jamais je n’ai pas réussi à complètement vous convaincre, je suis sur que cette petite vidéo réalisée par Loris le fera !
Et pour celles et ceux qui souhaiteraient comme moi tester DRIVY, voici un code : DRIVYPLUSUNEMIETTE pour profiter de 10€ offerts sur votre première location. (code valable jusqu’au 31 décembre 2017).

 

Un week-end à la Rochelle

Et si on débutait la semaine en repartant en week-end ?

Celles et ceux qui ont l’habitude de me suivre sur Instagram ont pu voir que lors de mes vacances, j’ai pu profiter d’une petite semaine de repos et de soleil à La Rochelle. C’était la première fois pour moi et j’ai adoré découvrir cette ville pleine de charme. Je vous avoue que parfois, cela fait vraiment du bien de s’éloigner du tumulte parisien et pour cela ma petite virée à La Rochelle a été parfaite. Alors certes, cela peut être une ville très fréquentée et qui peut s’avérer très bondée si vous venez en plein mois de juillet… mais dans mon cas, je m’y suis rendue la dernière semaine d’août, et cela a été un vrai petit paradis. Il y a plein de choses sympas à faire là-bas et je me suis dit que cela vous intéresserait peut être d’avoir mes bonnes adresses pour un futur séjour à La Rochelle.


SORTIR

On sort les vélos et on part faire un tour dans le centre ville à la découverte des petites rues, du port et des différents marchés qui animent la ville. On s’arrête quelques minutes et on prend le temps d’admirer les vitraux des églises. On file ensuite jusqu’à l’aquarium de La Rochelle, l’un des plus grands aquariums privés d’Europe, et on reste bouche bée face aux merveilles des mers et des océans.

Pour les marins d’eau douce, direction le port pour embarquer à bord d’un voilier et voguer vers l’Île d’Aix. Ici on déconnecte tout et on se laisse bercer par le petit clapotis des vagues sur les plages de coquillages. On profite du soleil, on fait même un petit plouf dans l’océan avant de rejoindre notre embarcation et retrouver le continent. Dans l’idéal, on prépare son pique-nique la veille et on part à la fraîche le lendemain pour profiter d’une journée complète sur ce petit bout de paradis.

MANGER

Forcément la partie la plus intéressante pour moi et il faut dire que la ville de La Rochelle m’a réservé de belles surprises lors de mon séjour. Tout d’abord lorsqu’on parle vacances et bord de mer, on pense forcément aux glaces… et à La Rochelle on ne peut pas dire que cela manque. S’il y a une adresse que je dois absolument vous conseiller là-bas c’est Ernest ! Il faudra peut-être faire la queue quelques minutes pour obtenir le saint graal mais sincèrement cela vaut vraiment le coup. Chez Ernest, toutes les glaces sont faites maison et servies avec générosité ! Des parfums classiques et d’autres plus étonnants, de quoi ravir tous les gourmands en quête de fraicheur. L’autre bonne adresse de la ville, c’est D’Jolly un artisan glacier installé dans le centre ville et qui propose aussi de sublimes glaces. J’ai pour ma part craqué pour le sorbet fraise-menthe et la glace à la rhubarbe. Un vrai petit délice. On pense donc à aller tester tout ça, et hors de question de rentrer à la maison sans avoir mangé au moins une petite glace.

Pour le pain, car oui le pain c’est toujours hyper important, même pendant les vacances, on se rend à la Boulangerie Chisson. Si ce nom ne vous est pas inconnu c’est parce que vous avez sûrement aperçu l’équipe de la boulangerie dans la fameuse émission de M6 : La meilleure boulangerie de France. On peut aussi prendre son pain et quelques pâtisserie chez Mickaël Morieux, meilleur ouvrier de France. De quoi vous préparer de bons sandwichs pour votre virée sur l’Île d’Aix ; )

Parlons maintenant de choses sérieuses et des bons restaurants à faire lors de votre passage à La Rochelle. Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’en faire beaucoup durant ma semaine de vacances (car je vais déjà au restaurant toute l’année donc j’essaie un peu de ralentir la cadence lors des vacances ^^) mais j’ai quand même une petite liste de bonnes adresses à partager avec vous. Parmi ceux que j’ai pu tester, je vous conseille tout d’abord Le Prao. Ici on prépare une cuisine du marché avec des produits provenants de la criée ou de producteurs locaux. Les plats changent régulièrement et s’adaptent aux produits frais du jour. Petit plus, ils font un super brunch le dimanche !

La deuxième adresse que j’ai a vous conseiller ne se trouve pas à La Rochelle même, mais dans une ville non loin de là qui s’appelle Châtelaillon. Un grand chef que vous connaissez bien y a pris ses quartiers depuis à peine 1 mois… alors vous avez deviné ? Il s’agit bien du grand chef Pierre Gagnaire ! Il y a 12 ans, il inaugurait à Paris le restaurant « Gaya Rive Gauche », un restaurant centré sur les produits de la mer et aujourd’hui, il duplique le concept à Châtelaillon-Plage avec Gaya Cuisine de bords de mer. Ici il n’est pas question d’un énième restaurant gastronomique, mais plutôt d’un lieu qui fait la part belle à la région et aux produits : les fruits de mer, les poissons, le tout sublimé par le talent de Pierre Gagnaire. Je pense que je n’ai pas besoin d’y aller par quatre chemins pour vous dire que mon dîner là-bas a été sublime et d’une grande justesse. J’ai eu la chance d’y aller avec ma famille et donc de tester différents plats de la carte. Nous avons débuté avec la terrine de foie gras de canard au Pineau des Charentes, la terrine de raie et oreille de cochon, la nage glacée de langoustines au Muscadet et le pressé de crabe. Autant vous dire que nous n’avons pas été déçus par cette mise en bouche. Nous avons poursuivi le repas avec des plats tout aussi délicieux entre le lieu jaune croustillant et sa sauce vierge, le poulet de la ferme ou encore la fricassée de homard bleu à la verveine, pêches blanches et mange-tout… une vraie petite tuerie ! Et bien sur, nous nous sommes laissés tenter par un petit dessert : tarte vanille de tahiti; millefeuille rhubarbe, mûres cristallisées, crème cheesecake; pêches blanches à la verveine, sorbet blanc accompagnés de sa madeleine au miel de l’Île de Ré; et pavlova aux fruits rouges. Bref… un vrai régal, le tout servi par une équipe aux petits soins, très prévenante et agréable. Juste ce qu’il fallait pour passer une soirée parfaite en famille.


Les autres petites adresses repérées mais que je n’ai pas pu tester :
Les flots
Les 4 sergents
Christopher Coutanceau


DORMIR

Pour cette petite semaine de vacances en famille, nous avons opté pour la location d’une jolie maison via Airbnb. Car ce qu’on aime pendant les vacances, c’est pouvoir être comme à la maison, avoir la possibilité de cuisiner, d’avoir son petit jardin et surtout d’être tranquilles. Nous avons trouvé notre petit coin de paradis chez Maïa, qui dispose d’une maison très lumineuse, moderne et avec une magnifique cuisine ouverte (un peu ce que j’aimerais avoir chez moi d’ailleurs). L’autre gros avantage de cette maison est qu’elle ne se trouve pas en plein centre ville. Située à 20 minutes à pieds du centre, elle est juste idéale pour pouvoir à la fois profiter du coeur de la ville tout en étant au calme lorsqu’on en a besoin. Le centre était accessible très facilement et si vous avez des vélos, c’est encore mieux. En à peine 10 minutes vous y êtes. Nous profitions également d’un petit jardin avec une balançoire, de quoi amuser les bambins si vous venez avec des enfants.
Donc si vous êtes de passage à La Rochelle et que vous cherchez un lieu pour loger et être au calme avec votre famille, la maison de Maïa est faite pour vous ! Je vous mets le lien de la location juste ici.

 

Un weekend à Murtoli avec le chef Mathieu Pacaud

Il y a maintenant quelques semaines j’ai eu la chance de m’envoler pour la Corse en direction du plus beau domaine de l’île de beauté, j’ai nommé le Domaine de Murtoli. Niché dans l’extrême sud de l’ile, entre la mer et le maquis, ce domaine de 2 500 hectares créé par Paul Canarelli et sa femme, est un véritable paradis. Et autant vous le dire tout de suite, je n’aurais jamais un jour imaginé que ma deuxième visite en Corse se déroulerait dans ce lieu si merveilleux.

La Corse fait partie de ces destinations paradisiaques dont on rêve tous chaque été. La mer, le soleil, le sable fin, un écrin unique où plane un sentiment de bout du monde en étant à peine à quelques heures de vol de la capitale. Le Domaine de Murtoli fait honneur à la réputation de l’île. Cet immense et magnifique domaine dispose de 19 bergeries, sa propre ferme, son immense potager, sa fromagerie, ses restaurants, bref tout pour vivre l’expérience Corse au maximum. Je suis littéralement tombée sour le charme de ce lieu atypique, de ces bergeries dont les cuisines me font tout simplement rêver (et je ne pense pas être la seule…), de ce décor tellement différent de celui que je côtoie à Paris. Une véritable bouffée d’oxygène !

Et depuis cet été, il dispose également de son restaurant gastronomique avec à sa tête le chef Mathieu Pacaud. Après une première collaboration l’année dernière dans leur pop-up restaurant, Paul Canarelli et Mathieu Pacaud remettent le couvert pour une seconde saison, mais cette fois-ci dans un restaurant permanent. Auréolé d’étoiles au Guide Michelin et déjà chef de 3 restaurants : Histoires, Hexagone et Divellec, le jeune chef souhaitait se lancer dans un nouveau défi tout en mettant à l’honneur un terroir cher à son enfance. L’idée était de montrer que la richesse et la qualité des produits Corse était telles qu’il était temps de les mettre au centre d’une expérience gastronomique de au vol. Et c’est maintenant chose faite !

Ce restaurant de 20 couverts, qu’il espère lui aussi auréolés de quelques étoiles, prendra place chaque été au domaine de Murtoli. Un restaurant voulu en totale autarcie, en autosuffisance, en symbiose avec la nature abondante qui l’environne. Fruits des vergers, légumes des champs et des potagers du domaine, herbes et baies en cueillette, poissons pêchés au plus près, viandes et volailles élevés à la ferme, vins du cru, tout un inventaire insulaire qui convoque aussi veau, agneau de lait, huile d’olive, agrumes et fromages, la fameuse myrthe et le miel, perdrix, marcassins, langoustes, araignées de mer,… jusqu’au sel de leur assaisonnement. Une cuisine sincère et singulière, rencontre entre le brut et la délicatesse, entre la haute gastronomie et le rustique, pour un résultat bluffant. J’ai eu la chance de faire parti des premières personnes à gouter le menu de Mathieu Pacaud et j’essaie encore de m’en remettre. Certes, il ne faut peut-être pas avoir mangé de la journée pour pouvoir terminer ce repas mais ne pas y prendre part serait un sacrilège tant les plats sont délicieux et mettent en valeur les produits Corse.
Vous pouvez retrouver tout le menu par ici ! Et quelques photos ci-dessous…


Seul conseil que je peux donc vous donner : faites un détour par le domaine de Murtoli si vous êtes de passage en Corse entre le 15 Juin et le 15 Septembre, et prenez place à La Table de la Ferme de Mathieu Pacaud !

Et si ces quelques petites phrases n’ont pas réussi à vous convaincre, je pense que ces photos le feront. J’ai eu la chance de séjourner quelques jours à Murtoli et de découvrir la Corse autrement. Notamment grâce au couple Canarelli qui nous a accueilli le coeur sur la main, mais aussi Nicolas Stromboni auteur du merveilleux livre Du pain, du vin, des oursins aux éditions Marabout qui m’a montré le visage de sa Corse natale (et aussi servi de très, très bons vins tout au long de mon séjour, encore merci Nicolas !!).

Je conçois parfaitement que passer des vacances au Domaine de Murtoli ne soit pas à la portée de tout le monde mais si vous êtes dans le coin cet été vous pouvez tout de même faire un passage au restaurant pour une expérience unique et inoubliable je vous le promets. Et si vous avez un coup de coeur pour le domaine, je vous conseille fortement de réserver à partir d’octobre, les prix sont beaucoup plus abordables et vous pourrez profiter de l’été indien en toute tranquillité.

Sur ce je vous laisse, et retourne rêver de cette merveilleuse plage Corse…

Les chefs font leur cinéma – Acte 2

Pour la quatrième année consécutive, Nespresso, partenaire officiel du festival de Cannes et de la Semaine de la critique, a investi la plage de la croisette pour y installer son restaurant éphémère. Pour ceux qui suivent mes petites aventures sur Instagram, vous avez pu voir que j’avais, cette année encore, eu la chance de m’envoler vers Cannes pour participer à cet évènement culinaire unique ! Si l’année dernière j’ai pu participer au dîner mené par Jean-François Piège, cette année j’ai eu le privilège d’être conviée à celui du grand Pierre Gagnaire.

Vous n’imaginez même pas l’état d’hystérie totale dans lequel j’étais lorsque j’ai appris que j’allais pouvoir goûter à la cuisine de ce grand chef que j’admire depuis des années et que j’allais (attention roulement de tambours…) pouvoir le rencontrer et même avoir une petite entrevue avec lui. Moment de stress intense et surtout d’humilité lorsqu’on sait ce que représente Pierre Gagnaire pour le monde de la cuisine.

Bref, c’est donc avec des étoiles pleins les yeux et des papillons dans le ventre que je me suis envolée pour Cannes vendredi dernier. A peine atterri, direction l’Okko Hôtel pour déposer ma valise avant de partir en direction de la Plage Nespresso. Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas encore les hôtels Okko, je vous conseille de vite aller jeter un oeil sur leur site internet. Décoration léchée, minimaliste, design et colorée, tout en se sentant comme à la maison, bref un hôtel comme je les aime. Après avoir fait le tour du propriétaire, j’enfile mes lunettes de soleil, accessoire indispensable à Cannes et je me dirige vers la Plage Nespresso.

Je vous parlais de décoration design et léchée à l’Hôtel Okko mais on peut dire que c’est le mot d’ordre aussi sur la plage Nespresso. Sûrement l’espace le plus design et travaillé de la croisette ! C’est dans ce cadre idéal, juste au bord de l’eau que je profite d’un bon déjeuner avant de me rendre à l’Espace Miramar pour assister à la projection du film Sicilian Ghost Story de Fabio Grassadonia & Antonio Piazza sélectionné pour la Semaine de la critique. Pour la petite histoire, il s’agissait du deuxième film de ces réalisateurs, qui ont gagné le Grand Prix Nespresso et le Prix Révélation France 4 à la Semaine de la Critique en 2013. Ces prix leur ont permis de projeter leur film à travers leur pays d’origine l’Italie alors même qu’il n’avait pas réussi à trouver de distributeur avant cela. Comme quoi Nespresso, ce n’est pas que du café ! L’entreprise participe aussi a de nombreux projets comme la semaine de la Critique, qui permettent d’encourager, de faire connaître et de mettre en lumière des talents à travers le monde.

Une fois la projection terminée, retour à la plage Nespresso pour vivre l’un des moments les plus fous de ma vie : ma rencontre avec Pierre Gagnaire. Si je trouve déjà assez dingue qu’un chef d’une telle renommée prenne le temps de rencontrer une passionnée de cuisine comme moi, la gentillesse du personnage et sa simplicité m’ont tout simplement désarmé. Après quelques balbutiement et une forte intimidation, je me lance et ose lui poser la première question qui me brulait les lèvres : « Pourquoi avoir accepté ce partenariat avec Nespresso ? » Car oui dans beaucoup d’esprit encore, Nespresso ne représente qu’une grande entreprise internationale qui a décidé de gagner de l’argent en faisant du café. Sauf que derrière la multinationale, il y a aussi de grands engagements et un travail qui a plu au chef. Non seulement Pierre Gagnaire à l’habitude de travailler le café, mais il trouve également que les produits Nespresso sont d’une grande qualité. Il a également un lien très fort avec Cannes puisque le chef collabore avec le Fouquet’s pour qui il a élaboré une nouvelle carte, plus moderne et inventive. Et bien sur il ne faut pas oublier que Pierre Gagnaire, aime beaucoup le cinéma, donc pourquoi ne pas tenter cette belle aventure avec Nespresso au festival me direz vous ?

Ma deuxième question concernait son choix quant au menu qu’il allait nous présenter le soir même. Le principe de l’évènement « Les chefs font leur cinéma » est que chaque chef crée un menu complet autour d’un film qu’il aime. Cette année, pour renouveler un peu l’opération, les chefs devaient, non pas choisir un film, mais un réalisateur et imaginer un menu autour de leur univers. Pierre Gagnaire a choisi de s’inspirer du réalisateur Claude Sautet. Pourquoi ce choix ? Sans doute parce qu’il a revu les films de Sautet cet été et qu’il a instinctivement eu envie de lui rendre hommage. Les films de Sautet sont représentatifs d’un monde disparu qui est celui de la jeunesse de Pierre Gagnaire. Ils sont aussi tellement justes qu’il franchissent les époques. Pierre Gagnaire a réalisé que la cuisine et le cinéma  ne sont pas si éloignés. Comme lui, la cuisine permet de raconter des histoires, d’aimer, d’être aimé et respecté. J’étais déjà fan de Pierre Gagnaire mais autant vous dire qu’après cet échange je suis tout simplement tombée amoureuse de la simplicité de ce chef au grand coeur. Une fois notre discussion terminée, je laisse le chef retourner en cuisine pour terminer ses préparations pour le dîner qui allait suivre.

© Emmanuel Nguyen Ngoc

De mon coté, je profite de mes quelques heures avant le dîner pour retrouver la pétillante Cécile du blog Royal Chill qui m’emmène découvrir la nouvelle Pâtisserie Intuitions du chef Jérôme de Oliveira. Et ça tombait plutôt bien puisque j’allais retrouver le chef le lendemain matin pour un délicieux petit déjeuner dont je vous reparlerai plus tard 😉 Après quelques petites pâtisseries et un bon thé, je quitte Cécile et retour à l’hôtel pour prendre une petite douche et me prépare avant le dîner.

21h30 pétante, je quitte ma chambre avec ma jolie tenue Wear Lemonade (mille mercis Lisa pour tes conseils) pour retrouver de nouveau la Plage Nespresso et le dîner tant attendu ! Accueilli par un groupe de musique Jazz et un bon petit cocktail au café, je prends place à table pour ce qui allait être l’un des dîners les plus surprenants de ma vie.

© Emmanuel Nguyen Ngoc

Au menu :

  • Melon, tomate, pastèque, fraises au Campari, burrata rose et amandes fraiches. Comme la sensation de déguster un cocktail. Un amuse-bouche étonnant et détonnant !
  • le fameux bouillon Zezette accompagné de gnocchi verts, strozzapreti et dim-sum de tourteau. Tout simplement mon plat préféré de la soirée. D’une justesse inouïe et surtout délicieusement bon. Je pense que je pourrai en manger tous les jours sans jamais m’en lasser.
  • Pâté chaud de veau Pitchi. Ultra traditionnel et hyper réconfortant. Tout ce qu’on attend d’un plat inspiré du l’univers de Claude Sautet.
  • Croquant glacé à la vanille, Tahaa, asperge verte, morilles au caramel ou comment Pierre Gagnaire réécrit totalement tout ce que tu pensais savoir sur  la cuisine. Si ce plat n’a pas été mon coup de coeur de la soirée, il aura été une véritable découverte. Cette association chocolat/glace – asperge/morille était complètement déstabilisante et fascinante.

 

Tout le menu était accordé de vins sélectionnés par Fabrice Sommier, Meilleur ouvrier de France 2007 et sommelier de Georges Blanc.

Le dîner terminé, le chef félicité et embrassé (et ouais les gars, j’ai claqué la bise à Pierre Gagnaire) il était temps de se diriger doucement vers l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil avant de retrouver un autre chef pour le petit déjeuner.

Grande nouveauté pour cette 4ème session de la Plage Nespresso : le petit déjeuner avec vu sur mer. Cette année, Nespresso a vu les choses encore plus grand en proposant à ses invités de prendre part à un délicieux petit déjeuner concocté par le champion du monde de pâtisserie 2009, j’ai nommé Jérôme de Oliveira. Si la gentillesse de Pierre Gagnaire avait fait son effet la veille, celle de Jérôme de Oliveira fonctionne tout autant. C’est avec une gentillesse et un charme désarmant que le chef nous reçoit à l’étage de la Plage Nespresso pour un réveil tout en douceur. Le pâtissier nous a préparé un florilège de ce qu’il fait de mieux : brioche aux pralines (les origines lyonnaises du chef oblige), les fameux bubble cake, une délicieuse mousse de fromage blanc, aloevera et fraise, des viennoiseries et sa sublime tarte confidence au café. Le tout accompagné d’un délicieux café Vertuo of course ! C’est donc entourée de toutes ces patisseries, de la mer et du soleil que j’ai profité de mes dernières heures sur la croisette avant de rentrer à Paris.

Je remercie une nouvelle fois Nespresso et surtout l’Agence 14 Septembre (Joy, Tiff, Thomas, Julien et Alexandre) de m’avoir cette année encore offert la chance de participer à ce merveilleux évènement. Bravo aussi à toute l’équipe de l’agence Ebullition qui s’occupe d’une main de maître de l’organisation et la mise en place de cette Plage Nespresso ! Et bien sur un grand merci aux chefs qui ont pris le temps de prendre part à cette opération et d’échanger avec nous.

Bisous Cannes à l’année prochaine !

Berlin Food Trip

Il y a quelques jours je retrouvais ma globe-trotteuse préférée, j’ai nommé LisaLou du blog Mamie Boude, pour un road trip berlinois placé sous le signe de… la FOOD bien sur ! Je n’avais encore jamais visité Berlin et cette ville m’intriguait énormément. Avant ce séjour, j’avoue que j’avais des idées un peu préconçues sur cette capitale européenne. Je l’imaginais très industrielle, plutôt froide… et autant vous dire tout de suite que ces pensés ont été bien vite balayées de mon esprit ! Non seulement parce que LisaLou avait déjà visité Berlin et ne m’en avait dit que du bien mais aussi parce que j’ai découvert au cours de ces 3 jours une ville merveilleuse où il fait bon vivre. Comme j’ai adoré parcourir Berlin, arpenter ses rues et dénicher ses bonnes adresses, je me suis dit que j’allais partager tout ça avec vous par ici ! Vous êtes prêts ? Alors attachez vos ceintures et direction Berlin !!

Le voyage ne pouvait pas mieux débuter. Des billets d’avion à 68 euros aller/retour trouvés sur EasyJet, LisaLou à mes côtés et un soleil radieux prévu pendant tout le séjour : j’étais prête à explorer Berlin ! A seulement 1h30 d’avion de Paris, Berlin est une ville idéale pour un weekend entres amis ou avec l’amoureux. Avec son coté à la fois vintage, industriel et moderne, chacun peut y trouver son plaisir ! Bon je vous avoue que pendant ces quelques jours on a un peu zappé le côté visite historique et touristique (même si nous avons fait un petit détour par le mur de Berlin) pour nous concentrer sur ce qui nous intéressait surtout : la food, la food, la FOOD !!! Bah oui, je ne suis pas blogueuse food pour rien…

Photo @Mamie Boude

Avant notre départ, nous avions fait une petite sélection d’adresses que nous voulions absolument tester une fois sur place. Du petit dej au diner, en passant par le gouter, nous avions tout prévu et enregistré dans notre appli MAPSTR (si vous ne connaissez pas encore cette application, je vous la conseille vivement). Vous pouvez d’ailleurs vous abonner à mon compte Plus_une_miette pour y retrouver toutes mes bonnes adresses de Berlin, mais aussi Paris et ailleurs.

Nous voilà enfin arrivées sur le sol berlinois ! On récupère nos bagages et direction le PLUS BEAU hôtel de Berlin. Pour celles et ceux qui me suivent sur Instagram et qui ont pu vivre toute notre petite aventure à Berlin, vous savez que je n’en fais pas des tonnes en disant ça. Nous avons eu la chance de loger au 25 Hours Hotel Bikini Berlin durant ces 3 jours et dire que nous avons passer un bon moment est un euphémisme. Lorsqu’on passe la porte d’entrée de l’hôtel on tombe nez à nez avec des hamacs géants, une déco moderne, des plantes vertes partout et une immense baie vitrée qui donne sur le zoo de Berlin. Sincèrement, comment ne pas tomber amoureuse de ce lieu ?? C’est simple, la réponse est impossible ! Tout est simplement parfait au 25 hours hotel de Berlin. Et est ce que je vous parle du restaurant au dernier étage où on peut prendre son petit déjeuner tranquillement, lézarder au soleil et profiter de la vue sur la capitale ? Nan… il ne vaut peut-être mieux pas sinon vous allez me détester et ne pas lire cet article jusqu’à la fin haha. Bref, vous l’aurez compris, cet hôtel est une vraie merveille, donc franchement si vous prévoyez de partir à Berlin prochainement, pensez à y faire un tour. Installez-vous dans l’un de ces hamacs et profitez de l’instant, comme nous l’avons fait avec LisaLou (bon après je vous avoue qu’il est dur de repartir…).

Une fois nos valises déposées à l’hôtel, il était temps de partir à la chasse aux bonnes adresses ! Pour se mettre direct dans le bain, nous avons commencé notre journée par un petit déjeuner tardif chez Kame Japanese Bakery, où on trouve le meilleur cheesecake au matcha que j’ai pu manger dans ma vie (et autant vous dire que j’en ai mangé du cheesecake haha). LisaLou s’est laissée tenter par un brownie au matcha, lui aussi excellent accompagné d’un thé et moi d’un matcha latte. Un petit dej 100% matcha qui aura donné le ton à ce weekend de folie. Après cette pause japonisante, nous nous sommes doucement dirigées vers notre seconde adresse. Et là vous vous dites « Nan mais elles viennent de petit dej’, elles ne vont pas déjà déjeuner? » et bien si… Mais entre les deux nous avons fait une bonne petite marche à travers Berlin. Car oui les amis, c’est le secret de tout food trip qui se respecte. Si on veut pouvoir manger autant, il faut marcher ! Et autant vous le dire, on en a fait des kilomètres. Presque 30 sur tout le weekend, donc on les a largement mérité nos cheesecakes.

Pour cette seconde adresse, direction Roamers. C’était LE lieu où on voulait absolument venir déjeuner. Nous sommes presque parties en weekend à Berlin juste pour ce restaurant. Roamers c’est exactement tout ce que j’aime dans la cuisine. Des produits frais, des recettes simples mais parfaitement exécutées, le tout servi dans un lieu unique et chaleureux. J’y ai commandé de délicieux Huevos rancheros et LisaLou une maxi tartine ! Puis le repas s’est terminé autour d’une nouvelle part de cheesecake mais cette fois au citron. Je pense que vous l’aurez compris en voyant les photos, c’était une tuerie !! Après le déjeuner, nous sommes doucement rentrées vers l’hôtel pour récupérer notre chambre et nous reposer quelques minutes avant de repartir. L’occasion de profiter des fameux hamacs…

Pour le dîner, c’est LisaLou qui a déniché l’adresse et sincèrement nous n’aurions pas pu rêver mieux. Nous nous sommes rendues à quelques pas de l’hôtel, chez Panama ! Ambiance cosy, cocktails de folie, et cuisine de haute voltige. Un véritable sans faute pour cette première journée. Nous sommes rentrées à l’hôtel exténuées, le ventre bien tendu, mais déjà prêtes à recommencer !

Photo @Mamie Boude

Après une bonne nuit de sommeil, direction le dernier étage de l’hôtel pour profiter du petit déjeuner au Neni restaurant. Petit granola, jus de fruit frais et café, le tout avec une vue imprenable sur la ville. Que demander de mieux pour commencer la journée ? Une fois nos estomacs bien remplis, on chausse nos baskets et on part en balade dans le lieu le plus magique de Berlin. Un lieu un peu hors du temps et que je n’imaginais sincèrement pas trouver à Berlin. Le Botanischer Garten est un immense jardin botanique niché au coeur de la capitale. Des serres immenses et des plantes qui le sont toutes autant. Un endroit idéal pour une jolie balade et découvrir Berlin sous un autre angle. Une fois que nous avons fait le plein de green spirit, on fait une petite halte chez Five Elephant Coffee & Cake pour refaire le plein de caféine avant de reprendre le métro en direction de notre prochaine adresse.

Photo @Mamie Boude

Et c’est encore une petite pépite que nous avons déniché pour le déjeuner. Cette fois-ci nous avons rendez-vous chez The Tree, un restaurant où se mêlent douceur, poésie, déco minimaliste, raffinement et bonne cuisine. The tree c’est un peu le temple de la noodle. Servies avec un bouillon et des légumes fraichement coupés, ces noodles sont une véritable réussite. Cet endroit était tellement apaisant, que nous en avons profité pour faire une petite pause. Parce que c’est ça aussi les road trip avec les amis. Profiter des instants que l’on partage ensemble et se dire que oui nous avons de la chance d’être ici et de vivre tout ça. Pour le dessert nous nous sommes dirigées vers Daluma pour y déguster un petit smoothie bowl. Alors non je ne vis pas que pour le smoothie bowl haha mais bon l’occasion s’est présentée et Daluma faisait partie de ces adresses que nous avions soigneusement sélectionné. Ce fut donc un petit bowl d’açai et fruits frais pour moi et un chia breakfast bowl pour LisaLou.

Nous sommes ensuite parties nous balader au bord du Spree, rivière qui traverse la capitale et nous en avons profité pour longer une partie du mur de Berlin. C’est le moment un peu impressionnant et émouvant du séjour. Impressionnant car aujourd’hui on a du mal à se dire, lorsqu’on voit le mur plein de fresques et de tags, qu’il y a encore à peine quelques années ce mur séparait un pays tout entier. Aujourd’hui les touristiques affluent pour se prendre en photo devant et d’autres le longent comme si de rien n’était. Pour notre part, nous nous sommes installées au bord de la rivière et avons profité du soleil quelques instants avant de repartir. Une petite pause mérité après tous ces kilomètres parcourus. La visite s’est ensuite poursuivie par un passage dans l’une des fameuses halles de Berlin : Markthalle Neun où se côtoient pleins de petits stands de street food. Puis Hallesches haut, un café – concept store dont nous avons adoré la déco ! C’est sur, la prochaine fois, on y va pour déjeuner !

Rapide passage à l’hôtel avant de repartir pour dîner. Cette fois-ci c’est moi qui régale, avec une adresse que j’avais justement repérée sur Mapstr. Chez Spindler, ambiance intimiste, lumières tamisées, cocktails et bonne cuisine (et oui encore, je vous avais dit qu’on avait déniché que des pépites). A tester aussi pour le déjeuner car Spindler a une magnifique terrasse qui donne sur le canal ! Après une douce soirée à papoter à la lumière de la bougie, il est tant de rentrer pour notre dernière nuit à l’hôtel…

Photo @Mamie Boude

Dernier jour, il est temps de faire les valises et de quitter notre hôtel de rêve… Un petit passage par le photomaton pour immortaliser notre passage au 25 hours hôtel bikini Berlin et on file vers nos ultimes adresses. On commence par House of small Wonder puis Princesse Cheesecake pour engloutir rapidement notre petit déjeuner avant de courir vers l’aéroport (oui littéralement car si vous nous suivez sur instagram, vous avez pu voir que nous avions failli rater notre avion retour haha) !

Pour conclure, je dirai que ce weekend à Berlin aura été une véritable révélation. Jamais je n’aurais pensé autant aimer cette ville, ses habitants et l’ambiance qui y règne. J’ai déjà hâte d’y retourner !! On a d’ailleurs encore un bon stocks d’adresses à tester avec LisaLou, elle vous en parle d’ailleurs dans son article par ici. Et elle vous réserve même une très belle surprise !!!

 

 

Atelier de cuisine avec Romain Tischenko & OpnKitchen

Il y a quelques semaines j’ai eu la chance de participer à un atelier dans les cuisines du Galopin avec le chef Romain Tischenko grâce à OpnKitchen. Ce nom doit surement vous dire quelque chose… Pour ceux qui ne se rappelleraient pas, Romain est le grand gagnant de la toute première saison de Top Chef en 2010 (vous savez à l’époque où c’était encore bien). Bien qu’il ai remporté ce fameux titre, Romain n’a pas attendu de passer sur M6 pour être un grand chef. Il a déjà derrière lui une longue série d’expériences diverses et formatrices, puisqu’il a voyagé à travers toute la France pour découvrir la cuisine à la source. Il est ainsi passé part le restaurant gastronomique Les Landiers, où il fait ses premières armes, puis cap au sud ! De Nice à Saint-Jean de Luz, avec un détour par Megève, Romain découvre plus de produits et se forme à différentes méthodes, jusqu’à devenir chef de partie dans son premier restaurant étoilé sous le chef Nicolas Masse. Plus tard, à son retour dans la capitale, il est engagé dans son deuxième étoilé : Ze kitchen Galerie, du chef William Ledeuil, dont il deviendra rapidement le second. C’est à ce moment qu’il décide de participer à Top Chef et remporte la compétition, ce qui lui permet d’ouvrir 2 ans plus tard Le Galopin avec son frère Maxime. On lui aura longtemps reproché d’avoir mis du temps à ouvrir son restaurant, et lorsqu’on lui pose la question, Romain n’a qu’une simple et très logique réponse : « Parce que faire les choses bien prend du temps ».

Je n’avais encore jamais eu l’occasion de me rendre au Galopin, cet atelier était donc l’excuse parfaite pour enfin découvrir le restaurant de Romain. Et je vous préviens tout de suite, ce n’est absolument pas le côté « top chef » qui m’a fait venir mais plutôt la philosophie du chef et sa manière de cuisiner. Romain Tischenko est un chef qui cuisine à l’instinct et j’en ai clairement eu la preuve lorsque nous sommes allés faire le marché pour trouver les ingrédients qui allaient nous servir à la préparation de notre déjeuner. Romain n’avait rien prévu à l’avance et envisageait plutôt de créer son menu en fonction des étales du marché. Cette idée me convenait parfaitement et c’est d’ailleurs comme ça qu’on reconnait un bon chef selon moi. Lorsque celui-ci est capable d’improviser des recettes avec n’importe quels produits. Enfin pas vraiment avec n’importe lesquels, mais plutôt avec de bons produits. Voilà la base de la cuisine du Galopin, le chef ne transige pas avec la qualité des produits qu’il travaille. Tout y est frais !

Une fois de retour du marché, il est temps de passer en cuisine, ce qui s’annonçait plutôt périlleux vu sa taille. Le Galopin est équipé d’une petite cuisine tout à fait fonctionnelle pour l’équipe qui a l’habitude d’y évoluer mais qui le parait beaucoup moins dans l’esprit de 3 personnes qui viennent y faire un atelier de cuisine pour la première fois. Mais finalement une fois qu’on y est et qu’on a trouvé sa place, on comprend pourquoi les cuisiniers aiment tant y travailler. Tout est à porté de main, chacun a sa place et la cuisine est ouverte sur la salle ce qui permet une vraie communication avec les clients. C’est donc en compagnie de Romain et des deux adorables jeunes femmes qui m’accompagnaient lors de cet atelier que nous nous sommes lancés dans la préparation de notre déjeuner.  Sur les étales du marché, nous avions trouvé de magnifiques oursins, des St-Jacques et des couteaux du côté du poissonnier, puis les premiers petits pois de la saison, des épinards ainsi que du céleri et du chou de Pontoise. Au programme, 3 plats qui sentaient bon le printemps ! Nous avons commencé par la préparation du bouillon épinard, couteaux, kumquat et coriandre. Je ne sais pas vous, mais j’ai une véritable passion pour les bouillons depuis quelques temps. Je me rends compte que je n’en fais pas assez souvent alors que j’adore ça, et que surtout cela permet d’utiliser les restes comme les carcasses de poissons ou de volailles. Nous avons ensuite lancé la cuisson du céleri, que nous avons simplement cuit entier au four. Et pendant ce temps là nous en avons profité pour ouvrir les oursins et les déguster en compagnie d’un bon verre de vin naturel, la spécialité du Galopin ainsi que de La cave à michel, deuxième restaurant de Romain qui est attenant au premier. Nous avons continué la préparation du déjeuner avec la cuisson des St-Jacques, qui étaient justes snackées et accompagnées de petits pois, de chou de Pontoise légèrement cuit et d’une réduction réalisée avec les restes de St Jacques. Nous avons terminé le repas autour d’une part de céleri rôti servi avec une crème de raifort maison, d’oeuf de poisson et d’aneth. Le tout était bien évidemment accompagné de TRÈS bons verres de vin.

Je remercie vivement Romain pour cette belle expérience, cet atelier de 4 heures en sa compagnie aura été un véritable moment de partage. Et ça change de pouvoir faire une immersion complète dans la cuisine d’un restaurant en allant faire le marché avec le chef, sélectionner les produits et ensuite les cuisiner, plutôt que de simplement se pointer et mettre les pieds sous la table. Je remercie également OPNKITCHEN qui met en place ces super ateliers avec des chefs comme Romain mais aussi Denny Imbroisi du restaurant IDA, Romain Thibault de Jouvence et bien d’autres encore. Ces ateliers de cuisine en petit comité permettent d’en apprendre plus sur les chefs, leur cuisine, leur manière de travailler et surtout d’avoir un véritable échange. Donc si vous aussi vous souhaitez participer à un super atelier en compagnie de Romain ou d’un autre chef, rendez-vous tout de suite sur le site d’Opnkitchen. Plein d’ateliers sont proposés, que vous soyez plutôt salé, sucré, veggie ou végan, cuisine italienne ou japonaise, vous trouverez forcément votre bonheur !

Les bonnes adresses du moment #4

Hello les gourmands ! Ça fait longtemps que je ne vous ai pas fait un petit article sur mes bonnes adresses food du moment. Du coup je me suis dit qu’il serait peut-être temps de vous en faire un, d’autant que j’ai testé de biens belles adresses dernièrement. De la cuisine italienne, japonaise ou encore sans gluten, ma it-list du jour est très variée et chacun pourra y trouver son compte. Voici donc ma petite liste #4 des adresses incontournables du moment !

ABRI SOBA

Cela faisait un bon moment que je voulais tester cette adresse et c’est en compagnie de la Jolie LisaLou du blog Mamie Boude que j’ai enfin sauté le pas. L’occasion était parfaite puisqu’elle revenait tout juste d’un voyage au Japon, et allait donc pouvoir faire la comparaison entre les plats servis là-bas et chez Abri Soba. Pour l’histoire, les sobas sont des nouilles au sarrasin typiques de la gastronomie japonaise. Et autant vous le dire tout de suite, chez Abri Soba elles sont tout simplement parfaites ! Dans cette antre de la cuisine nippone, tout est fait maison et à la perfection. Les sobas sont proposées froides ou chaudes, selon vos envies, garnies de canard, oeuf mollet ou encore de tempura de crevettes, le tout servi dans de magnifiques assiettes. Car ce qu’on aime autant que la cuisine chez Abri Soba c’est l’ambiance qui y règne, l’accueil chaleureux, ce bois sombre et cette douce lumière, sans oublier cette vaisselle qui met en valeur chaque met. Tout ça n’est finalement pas très étonnant lorsqu’on sait que son chef Katsuaki Okiyama a obtenu le fooding d’honneur 2017. Vous l’aurez donc compris, si vous aimez la cuisine japonaise et que vous êtes encore à la recherche de l’adresse parfaite à Paris, ne cherchez plus, on l’a trouvé, c’est chez Abri Soba !

10 rue Saulnier – Paris 9ème
Ouvert du mardi au samedi de 12h00 à 14h00 et de 19h00 à 21h30. Le dimanche de 19h00 à 21h30.

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NOGLU SAINTONGE

Après avoir réjoui nos papilles grâce à ses pâtisseries sans gluten et ses bons petits plats maison servis Au passage des panoramas, l’équipe de Noglu se lance un nouveau défi avec son premier restaurant gastronomique. Aux manettes, le chef Tsuyoshi Miyazaki, ancien second du Passage 53, qui met son talent et son imagination au service d’une cuisine sans gluten. Une cuisine alternative et précise, fièrement revendiqué « gastro-healthy », cultivant l’harmonie végétale et l’amour des bons produits. L’objectif de ce restaurant ? Nous prouver que ce n’est pas parce qu’on mange sans gluten, qu’on ne peut pas se faire plaisir, et le pari est plus que réussi ! Au programme des assiettes généreuses, gourmandes et aux saveurs pointues à l’image de la poularde, poireaux et crème de camembert ou le lieu jaune, persil tubéreux et anchois.

38, rue de Saintonge – Paris 3ème
Ouvert du mercredi au dimanche de 12h à 14h30 et de 19h30 à 22h.
Salon de thé de 15h à 17h45.

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BIGLOVE CAFFÈ 

Je vous avais déjà parlé de mon amour pour les restaurants du groupe Big Mamma et bien mon coeur a encore flanché lorsque j’ai testé leur dernière adresse le Biglove Caffè. C’est à l’occasion d’un brunch avec les copines Emilie du blog Griottes et Virginie de Littlebouillon que j’ai pu découvrir le dernier né de la Big Mamma Family. Et ça tombe plutôt bien puisqu’avec cette nouvelle adresse, les deux fondateurs Victor et Tigrane, ont souhaité déclarer leur Biglove aux amoureux du brunch du dimanche en leur offrant la possibilité de bruncher à tout moment de la semaine ! Et autant vous dire que nous avons été conquises par ce nouveau concept. On y retrouve les grands classiques qui ont fait le succès de Big Mamma : les fameuses pâtes à la truffe, le trigamisu, mais aussi les pizzas cette fois en version sans gluten grâce à une pâte faite à base de mix de farine de maïs, sarrasin et riz. Le résultat est d’ailleurs bluffant !! On ne s’attendait pas à retrouver une pâte à pizza si moelleuse et goûteuse sans un gramme de farine de blé. Donc déjà rien que pour ça cette adresse est à tester ! La carte s’enrichie également de nombreux délices typiques du brunch comme les oeufs cocottes ou bénédict, l’avocado toast ou les maintenant très célèbres Kickass pancakes aux myrtilles, ricotta de bufflonne, fruits de la passion, cuillères de mascarpone au litchi, recouvert d’une bonne dose de sirop d’érable. On a aussi craqué pour les jus frais maison et le bigboy pain perdu avec sa crème de mascarpone de Lombardie.
Bref, si cette petite description ne vous a pas encore convaincu, je pense que les photos qui vont suivre vont le faire…

30, rue Debelleyme – Paris 3ème
Ouvert du Lundi au Dimanche, non-stop de 8h à 23h.

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MOKONUTS

Last but not least, je termine cet article avec mon adresse coup de coeur de ce début d’année. Si vous n’avez pas encore entendu parler de Mokonuts c’est que vous vivez dans une grotte ou que vous avez fait une digitale détox ces derniers mois. Mokonuts c’est LE restaurant / coffee shop dont tout le monde parle en ce moment. Fooding d’amour 2017, Prix Omnivore de L’Ouverture 2017, les récompenses pleuvent et on comprend pourquoi. Dernière Mokonuts, un couple atypique : Omar Koreitem, franco-libanais, qui s’occupe de toute la partie salée et Moko Hirayama, japonaise, qui nous régale de ses somptueux cookies (selon moi les meilleurs de la capitale) et autres gâteaux maison. Si cette nouvelle adresse a su conquérir nos coeurs c’est tout simplement parce que ses fondateurs nous accueillent dans une ambiance chaleureuse et nous offrent une cuisine pleine d’émotions. Chez eux, tout est fait maison et avec amour, de leur pain pita à déguster avec un bon labné au polpette de volaille et ‘nduja rondement ficelées, sans oublier l’halva cake, le cookie chocolat blanc et olives noires confites ou la citronnade à la fleur d’oranger… La carte change chaque jour, une bonne excuse pour s’y rendre au moins une fois par semaine.

5 rue Saint-Bernard – Paris 11ème 
Ouvert de 8h45 à 18h du lundi au vendredi et le soir sur réservation pour la table d’hôte.